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Venise: le voyage dont vous êtes le héros

À la chasse aux trésors de Venise.... (Photo Martin Tremblay, La Presse)

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À la chasse aux trésors de Venise.

Photo Martin Tremblay, La Presse

(Venise, Italie) Venise regorge de trésors. Les foules se massent devant certains des plus beaux, d'autres de ces trésors, au détour d'un canal, sont presque tombés dans l'oubli. Et si une chasse au trésor vous permettait d'en découvrir quelques-uns tout en vous amusant?

L'église San Marcuola? A priori, la vieille dame au parapluie ne savait pas où la trouver. Ni le barbu à la cigarette, qui se faisait pourtant un plaisir d'aider la signorina penchée sur sa carte.

«Ah si! Prenez le vaporetto, c'est de l'autre côté du canal», ont finalement répondu les deux Vénitiens à Giulia Salviato. La jeune femme initiait ses invités aux rudiments d'un tout nouveau jeu touristique. Elle avait les yeux rivés sur son téléphone et le nez plongé dans un drôle de livre, aux étranges pages découpées en trois...

Ce guide, intitulé Venice, The Ruyi, recèle un secret. Et Giulia avait pour mission de le percer, grâce aux textos - ou plutôt aux codes mystérieux - lui indiquant comment placer les bouts de page dans le bon ordre.

Son premier objectif: retrouver la date gravée sur la façade d'une confrérie, dont le prêtre a été battu par une bande de brigands il y a plusieurs siècles.

En envoyant sa réponse par texto, Giulia allait ensuite recevoir un nouveau code, lui permettant de lire une autre histoire et de résoudre une autre énigme, dans un autre lieu.

L'objet ultime de ce jeu, baptisé whaiwhai («chercher quelque chose» en maori) est de retrouver un sceptre magique, dont on aurait perdu la trace à la mort de Marco Polo. L'instrument fabuleux n'a évidemment jamais existé. Mais le whaiwhai raconte d'authentiques légendes et fables vénitiennes, associées à de véritables faits et personnages historiques. Et il amène les voyageurs dans de vrais lieux, qu'ils n'auraient jamais vus autrement. Comme ce casino du XVIIIe siècle, doté d'un trou pour espionner les arrivants, et d'une porte secrète sous un pont.

«Nos guides amènent les gens aux endroits les plus singuliers et méconnus de Venise», assure Giulia.

«Mais le plus beau, dit-elle, c'est qu'ils permettent d'apprendre en s'amusant, parce qu'il n'y a pas de meilleure manière d'apprendre. C'est comme ça que les enfants découvrent les formes et les couleurs.»

Un phénomène mondial

Aujourd'hui, il est facile de vivre le même genre d'expérience un peu partout dans le monde. Le whaiwhai a fait des petits dans quatre autres villes italiennes, de même qu'à New York.

Et ce n'est pas l'unique option offerte aux chasseurs de trésor. Des entreprises proposent d'autres formes de quêtes, dans des dizaines de villes, quartiers ou musées.

Rossana Colombo est guide à Venise. Elle a imaginé ses premières chasses au trésor pour ses enfants et leurs amis, dans l'espoir de leur transmettre sa passion de l'art et de l'histoire, et en fait désormais profiter les familles. «Ça marche! se réjouit-elle. À 7 ans, mes jumeaux sont restés deux heures au musée des Offices à Florence. Une dame nous a suivis jusqu'à la fin. Même les adultes se souviennent surtout des choses drôles ou inhabituelles.»

Parent lui aussi, l'auteur américain Daniel Ireland est tout aussi enthousiaste. Les livres qu'il écrit avec sa femme proposent des chasses au trésor familiales dans quatre villes américaines. Au lieu de devoir pousser leurs enfants à suivre la cadence, les parents ont soudain du mal à les arrêter, parce que les détectives juniors veulent tout voir, pour relever tous les défis suggérés. Parfois, il s'agit de repérer un détail sur une façade, parfois, de tester une spécialité locale.

Aventures

L'entreprise américaine Stray Boot mise sur les textos, comme les gens du whaiwhai, mais sans livre ni éléments fictifs. Sa marque de commerce: favoriser les rencontres. «Un groupe avait pour mission de se faire prendre en photo avec un policier à Time Square, à New York, et l'agent a joué le jeu au point de faire semblant de les arrêter sur le capot de sa voiture!» illustre le fondateur de la compagnie, Avi Millman.

Un autre jour, poursuit-il, une famille est entrée dans un hôtel de la 5e Avenue pour trouver la solution à une énigme. En prime, le concierge leur a spontanément fait visiter une suite, pour leur faire admirer un magnifique jardin privé.

L'expérience est donc bien plus divertissante qu'une visite guidée, assure-t-il. Elle permet aussi d'y aller à son rythme, en arrêtant pour se reposer ou manger au moment voulu, voire, en étalant sa visite sur deux jours.

À sa grande surprise, M. Millman constate que les résidants des villes ciblées forment 50% de la clientèle de Stray Boot. Ceux-ci jouent pour pimenter un rendez-vous amoureux ou pour se mesurer à leurs collègues, en formant des équipes.

Avis aux Montréalais: d'ici un an, environ, Stray Boot sera disponible dans la métropole.

Déjà, la plus grande fierté de M. Millman est d'utiliser la technologie - si envahissante - pour pousser les gens à interagir avec leur environnement, au lieu de s'enfermer dans leur bulle.

C'est aussi ça, un voyage dont on est le héros.




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