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Partie de pêche nordique

Un magnifique saumon du pourvoyeur Stjani Benediktsson avant... (Photo fournie par Stjani Benediktsson)

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Un magnifique saumon du pourvoyeur Stjani Benediktsson avant sa remise à l'eau.

Photo fournie par Stjani Benediktsson

Pierre Gingras

(Islande) Le journaliste Pierre Gingras s'est offert une semaine de pêche en Islande avec des amis, l'an dernier. Une aventure sous le soleil de minuit, sans maringouins, un séjour étonnamment moins coûteux qu'une excursion semblable au Nouveau-Québec.

Au beau milieu du lac, à plusieurs centaines de mètres de la rive, Stjani Benediktsson caresse inlassablement la surface de l'eau avec la soie de sa canne à mouche. Peu de temps auparavant, il a capturé un omble chevalier et vient tout juste de laisser filer une belle truite brune.

Comme plusieurs autres lacs en Islande, le Skjalftavatn est peu profond et on y pêche en cuissardes. Situé dans le nord de la grande île, le lac a fait son apparition au milieu des années 70 à la suite d'une série de tremblements de terre provoqués par les éruptions successives du volcan Krafla. Les sources souterraines ainsi dégagées (certaines forment toujours de petits geysers sur le bord de l'eau) ont rapidement comblé la grande dépression de sable pour devenir aussi tributaires de la rivière Litlaá une des plus réputées en Islande pour sa pêche à la truite brune.

Stjani, solide rouquin de 34 ans, est pourvoyeur de pêche, copropriétaire de la pourvoirie Iceland Angling Travel. Sa clientèle est surtout anglaise, écossaise, norvégienne, parfois nord-américaine. Nous sommes ses premiers clients québécois. Notre séjour achève. La Litlaá est notre dernière destination. Le poisson a mordu chaque jour et le service a été exceptionnel. L'hébergement était impeccable. Les repas étaient appétissants. Notamment au menu, steak de baleine, mignon de cheval et mouton.

Durant nos sept jours de pêche, nous avons pu tremper notre ligne dans trois rivières, petites ou grandes, et autant de lacs situés dans des régions différentes. Nous sommes allés de Reykjavik, au sud, aux hauts plateaux du centre, puis sur le versant nord de l'île près de la jolie ville portuaire d'Husavik où nous avons pris l'avion pour revenir dans la capitale. Au bout de la ligne, dans les mêmes eaux, de l'omble chevalier, un salmonidé batailleur que l'on retrouve surtout dans le Grand Nord québécois, et de la truite brune, une espèce typiquement européenne, puissante et combative.

En Islande, on pêche à gué dans un... (Photo Pierre Gingras, La Presse) - image 2.0

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En Islande, on pêche à gué dans un très grand nombre de lacs, comme c'est le cas dans le Skjalftavatn.

Photo Pierre Gingras, La Presse

La pêche est avant tout un contact avec... (Photo Pierre Gingras, La Presse) - image 2.1

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La pêche est avant tout un contact avec la nature. En Islande, les amateurs seront comblés.

Photo Pierre Gingras, La Presse

Paysages exceptionnels

Évidemment, la pêche est avant tout un contact avec la nature diront tous les amateurs. Ici, vous serez comblés. Le relief est tourmenté, accidenté, façonné par les volcans et les glaciers, un paysage sans arbre, d'une beauté souvent déconcertante.

Non loin de la côte nordique de l'île, la Litlaá coule dans une succession de prés verts limités au loin par des montagnes enneigées. Sur les hauts plateaux, nous avons trempé nos lignes sous l'oeil d'un grand glacier, sur une terre si aride que même les arbustes se font rares. Quelques touffes blanches de linaigrettes colorent le paysage.

Les lacs presque dépourvus de végétation riveraine semblent de grandes flaques d'eau ou de vastes miroirs. Dans ce milieu hostile, le silence est entrecoupé par le cri des lagopèdes ou plus souvent, par celui des cygnes chanteurs, des oiseaux blancs impressionnants tant par leur gabarit que par leur 2,5 m d'envergure d'ailes. On peut facilement les observer près de leurs nids, surtout en juin, la période de nidification. Le jour persiste 24h sur 24, une occasion unique aussi pour lancer la ligne sur le coup de minuit comme plusieurs le font d'ailleurs, une scène toujours surréaliste, d'autant plus que le poisson mord volontiers.

Et contrairement au Québec, pas de maringouins ni d'autres vampires microscopiques en vue. Mais comme rien n'est parfait dans la nature, ce sont des nuages de petits moucherons qui prennent la relèvent. Ils ne piquent pas, mais ils sont parfois si nombreux que le filet s'impose si on ne veut pas en faire une indigestion.

Après la pêche

On ne traverse pas l'Atlantique seulement pour capturer quelques poissons en terre viking. Il faut profiter du voyage et prendre quelques jours pour visiter la capitale, Pingevellir, là où les plaques continentales d'Europe et de l'Amérique du Nord se séparent, la chute gigantesque de Gulfoss ou la Skôgafoss le long de la route côtière, le geyser de Geysir ou encore l'incontournable station thermale Blue Lagoon. Avec une population d'à peine 320 000 habitants, ses paysages uniques et sa tranquillité assurée, l'Islande vous séduira à coup sûr. Vous rêverez d'y revenir.

www.icelandangling.com




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