(Saint-Esprit) « On se sent vivre », s’enthousiasme Rachel, 50 ans, venue profiter de la réouverture des plages de Martinique lundi, première étape de l’assouplissement du confinement due à une amélioration de la situation sanitaire due à l’épidémie de COVID-19.

Agence France-Presse

En vigueur en Martinique depuis le 9 août, le confinement doit être adapté en plusieurs phases, a indiqué lundi le préfet Stanislas Cazelles.

Outre les plages, les déplacements sont autorisés depuis lundi dans un rayon de 10 km, au lieu d’un kilomètre autour du domicile. La navigation est possible avec la règle de six passagers maximum pour les bateaux privés.

En revanche, les horaires du couvre-feu restent inchangés : il est interdit de se déplacer entre 19 h et 5 h, sauf motif impérieux.

À partir du mercredi, les commerces non essentiels pourront rouvrir en respectant l’obligation du port du masque et la jauge de 8 m2 par personne. Les restaurants et les salles de sports pourront eux aussi lever le rideau, le laissez-passer sanitaire y sera obligatoire.

Le laissez-passer sanitaire concernera également les activités sportives, culturelles et les loisirs. Les salariés des secteurs concernés seront soumis à l’obligation du laissez-passer sanitaire à partir du 11 octobre.

Sur la plage de la commune des Anses-d’Arlet, les baigneurs arrivent par petits groupes sous un ciel sans nuage. Certains entrent sans attendre dans l’eau, tandis que d’autres s’installent sur leurs serviettes, en dépit des règles sanitaires.

Car « pour empêcher toute festivité amicale ou familiale, limiter les contacts et donc les nouvelles contaminations », la plage n’est accessible que sur un « mode dynamique », pour « celles et ceux qui souhaitent nager ou marcher », précise la préfecture de Martinique.

Thierry, 41 ans a aussi enfreint la règle qui impose de se déplacer dans un rayon de 10 kilomètres autour de chez soi. « On est comme des prisonniers, la seule chose qui manque, c’est le bracelet au pied. On veut plus de libertés, mais avec la COVID-19, ce n’est pas évident. Les restrictions, on les comprend, mais l’enfermement, ce n’est pas évident », fait-il valoir.

La préfecture a justifié lundi le maintien des restrictions en raison d’une situation sanitaire qui « reste délicate avec des indicateurs au-dessus des seuils d’alerte et un hôpital sous tension ». Un total de 264 personnes étaient hospitalisées dont 86 patients en soins critiques, selon les chiffres publiés lundi par l’ARS Martinique.

L’obligation vaccinale pour les soignants en Martinique entrera en vigueur progressivement. Une première étape est fixée au 11 octobre avec la mise en place du laissez-passer sanitaire, puis contrôle de la première injection.