(Montréal) Air Canada a annoncé mardi la suspension de 17 liaisons internationales, au moins jusqu’au 30 avril, invoquant l’impact de la pandémie de COVID-19, décision qui mettra en chômage technique plus de 1500 nouveaux salariés.

Publié le 9 févr. 2021
Agence France-Presse

À partir du 18 février, Air Canada va suspendre huit liaisons vers les États-Unis à partir de Toronto, Montréal et Vancouver, et neuf vers d’autres destinations étrangères.

« Malheureusement […] la société aérienne réduira également temporairement de 1500 employés ses effectifs syndiqués et d’un nombre encore indéterminé d’employés de son équipe de gestion », a-t-elle indiqué dans un communiqué.

La compagnie précise qu’elle communiquera avec ses clients dont les réservations sont touchées « pour leur proposer diverses options, notamment des itinéraires de remplacement ».

C’est un nouveau coup dur pour les employés d’Air Canada, qui avait déjà annoncé en janvier environ 1900 licenciements après de nouvelles restrictions de voyage imposées par le gouvernement canadien pour enrayer la propagation du coronavirus.

Fin janvier, Air Canada et trois autres compagnies canadiennes ont également suspendu, à la demande d’Ottawa, les vols entre le Canada et les « destinations soleil », les Caraïbes et le Mexique, jusqu’au 30 avril.

À compter du 15 février, le gouvernement va également imposer aux voyageurs arrivant au Canada un test PCR obligatoire et une quarantaine « à leurs frais » dans un hôtel pendant trois jours en attendant le résultat.

De Toronto, Air Canada va suspendre les vols vers cinq destinations aux États-Unis (Fort Myers, Boston, Washington-Reagan, Denver et LaGuardia) et six ailleurs dans le monde (Bogota, Dublin, Sao Paulo, Dubaï, Hong Kong et Tel-Aviv).

Trois liaisons sont suspendues à partir de Montréal (Boston, LaGuardia et Bogota) et de Vancouver (Seattle, Londres et Narita).

Air Canada n’a pas fourni de nouveaux chiffres sur son nombre total de salariés, alors qu’elle avait dû supprimer quelque 20 000 emplois depuis le début de la pandémie de COVID-19, soit plus de 50 % de son personnel.

Le secteur aérien au Canada réclame depuis le printemps un plan d’aide du gouvernement canadien.

Ottawa exige au préalable que les compagnies remboursent les voyageurs dont les vols ont été annulés au printemps et qu’elles reprennent des liaisons abandonnées sur le marché intérieur.