L’Organisation mondiale du tourisme (OMT), qui relève des Nations Unies, a publié jeudi un ensemble de directives pour tâcher de coordonner le redressement de ce secteur gravement touché par la pandémie de COVID-19. Au chapitre des priorités : le rétablissement de la confiance et l’innovation.

Sylvain Sarrazin Sylvain Sarrazin
La Presse

Ces recommandations ont été élaborées en consultant le Comité de crise mis sur pied par l’organisme, auquel participent de nombreux représentants, dont l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), implantée à Montréal.

Adressées aussi bien aux pouvoirs publics qu’aux secteurs privés de tous pays, elles se concentrent sur sept priorités, dont l’atténuation de l’impact économique, la mise au point de protocoles d’hygiène et d’interventions coordonnées, ainsi que le développement de l’innovation.

Concrètement, elles visent à rétablir la confiance, notamment en incitant à implanter des protocoles d’hygiène et de sécurité dans les endroits stratégiques, notamment avec des mécanismes de contrôle (imagerie thermique, dépistage, distanciation physique, nettoyages, distribution de trousses d’hygiène, entre autres).

L’OMT souhaite également prendre la crise à contrepied, y voyant une occasion d’accélérer les innovations technologiques relatives au tourisme ; par le biais de formations gratuites en ligne ou l’utilisation d’applications pour améliorer la fluidité des pratiques et communications dans les aéroports et les hôtels. La technologie pourrait aussi aider à assurer la distanciation sociale dans les destinations touristiques, selon l’institution, qui vient de renforcer son partenariat avec Google.

L’OMT prévoit, en fonction de la date de la reprise des activités du secteur, une chute des déplacements de touristes internationaux allant de 60 % à 80 %, des pertes financières se chiffrant entre 910 et 1200 milliards de dollars américains. En outre, 100 à 120 millions d’emplois liés au secteur touristique seraient menacés.