Après le président-directeur général des magasins Simons et divers joueurs du secteur culturel, une autre industrie demande l'application de la taxe de vente aux géants du web.

Mis à jour le 16 août 2018
Mylène Crête LA PRESSE CANADIENNE

L'industrie hôtelière veut que le gouvernement fédéral perçoive la taxe sur les produits et services (TPS) sur les plateformes de réservation en ligne comme Airbnb. Le site permet à des particuliers de louer leur résidence pour quelques jours comme s'il s'agissait d'un gîte.

L'Association des hôtels du Canada et l'Association de l'hôtellerie du Québec ont présenté une série de recommandations lors d'une conférence de presse jeudi pour aider les municipalités, les provinces et le gouvernement fédéral à encadrer cette activité numérique.

Elles notent que de plus en plus de gens font de ces locations à court terme une véritable opération commerciale sans être soumis aux mêmes règles que les hôteliers. En effet, ceux qui génèrent moins de 30 000 $ annuellement grâce à cette activité n'ont pas l'obligation de percevoir la TPS.

Les plateformes de réservations comme Airbnb ne sont pas tenues d'émettre de T4. Elles ne paient pas non plus d'impôts puisqu'elles n'ont pas pignon sur rue au Canada.

Le gouvernement du Québec avait adopté une loi, puis conclu une entente avec Airbnb pour forcer l'entreprise à percevoir la taxe sur l'hébergement de 3,5 % qui s'appliquait déjà à l'ensemble des hôtels.