Le trafic aérien a continué sa chute en février, pour le fret comme pour les passagers, illustrant l'avancée inexorable de la crise dans ce secteur, a annoncé jeudi l'Association internationale du transport aérien (IATA).

AGENCE FRANCE-PRESSE

Le trafic passagers a dégringolé de 10,1 % en février, comparé au même mois de 2008, après une baisse de 5,6 % en janvier.De son côté, le transport de marchandises, depuis plusieurs mois encore plus touché que celui des passagers en raison de la contraction du commerce mondial, a poursuivi sa descente aux enfers : -22,1 % en février.

«C'est le troisième mois consécutif d'une baisse de plus de 20 % dans le cargo : avec -23,2 % en janvier et -22,6 % en décembre», a observé IATA, qui représente 230 compagnies, soit 93 % du trafic aérien international, à l'exclusion des compagnies à rabais.

Pour le trafic passagers, la réduction de capacité a été en février de 5,9 % - c'est-à-dire que des compagnies ont cloué au sol des avions ou utilisé des appareils plus petits sur certaines destinations, réalisant ainsi des économies. C'est la «baisse la plus agressive depuis que la crise a commencé» en octobre.

Cependant, elle n'a pas pu suivre la baisse de la demande, ce qui a conduit le taux de remplissage des appareils à reculer de 3,2 points de pourcentage comparé au mois précédent à 69,9 %.

Toutes les régions du monde ont vu le trafic de passagers baisser, à l'exception notable des compagnies du Moyen Orient (+0,4 %). L'Afrique a enregistré la pire dégringolade: -13,7 %.

Côté frêt, toutes les régions étaient en baisse, les transporteurs du Moyen Orient s'en sortant là aussi mieux que les autres (-4,8 %), ceux d'Afrique le moins bien (-30,7 %).

Mardi, l'Association avait prédit pour l'ensemble de l'année un recul de 13 % du trafic fret et de -5,7 % pour celui des passagers.