Le diabète de grossesse touche jusqu'à 4000 Québécoises chaque année. Comme il augmente les risques pour le bébé, les obstétriciens font des pieds et des mains pour le détecter le plus tôt possible. Le poids de la future maman est un facteur-clé, mais n'est pas le seul élément à considérer, conclut une récente étude californienne.

Mathieu Perreault LA PRESSE

Parmi un échantillon de femmes enceintes obèses, le risque de diabète de grossesse était trois fois plus élevé chez celles ayant des anomalies «cardiométaboliques», des problèmes pouvant être détectés au moyen d'analyses sanguines avant même le début de la grossesse, selon l'étude publiée dans l'American Journal of Epidemiology.

Comme de plus en plus de femmes sont obèses et ont des bébés dans la quarantaine - deux facteurs de risque pour le diabète -, ces analyses pourraient aider à mieux suivre les femmes enceintes qui sont vraiment à risque. De 1994 à 2002, le taux de diabète de grossesse a doublé en Amérique du Nord.