Le manque de réussite de l'équipe canadienne de patinage de vitesse courte piste depuis le début des Jeux olympiques de Vancouver ne semble pas avoir ébranlé la confiance des troupes.

Mis à jour le 23 févr. 2010
Marc Delbès LA PRESSE CANADIENNE

Arrivée à Vancouver avec l'objectif de ramener six médailles, l'équipe a été limitée à une seule jusqu'ici - celle d'argent de Marianne St-Gelais au 500 mètres. Avec quatre finales à disputer, dont les deux relais, la tâche s'annonce pour le moins ardue.

Yves Hamelin, le responsable du programme courte piste à Patinage de vitesse Canada et qui agit comme chef d'équipe à Vancouver, ne cède pas à la panique.

«La cible de six médailles a été fixée en fonction des performances que nous avons obtenues ces deux dernières années», a noté Hamelin, à l'issue d'un entraînement d'une cinquantaine de minutes de ses patineurs.

«Nous restons convaincus que notre manque de réussite est circonstanciel et non pas causé par un manque de préparation de nos athlètes. On verra à la fin des jeux où nous en sommes avec l'objectif. Mais nous n'avons pas lancé la serviette.»

Les regards sont braqués sur Charles Hamelin à ces jeux. Chef de file de l'équipe, il s'est lui-même fixé l'objectif personnel de remporter deux médailles, une individuelle et une autre eu relais. En deux épreuves jusqu'ici, il a été blanchi. Une erreur tactique - un rythme trop rapide en début de course - l'a relégué au 4e rang du 1000m, samedi. Une semaine plus tôt, il n'était même pas parvenu à se qualifier pour la finale du 1500m, alors qu'on le pressentait comme le premier médaillé d'or canadien des jeux.

Yves Hamelin, le père de Charles et de François, affirme qu'il n'a pas le sentiment que son équipe a besoin qu'on lui remonte le moral pour la bonne raison qu'elle a offert, à défaut de médailles, une performance de haut niveau.

Il cite en exemple le fait que le Canada a placé deux patineurs en finale du 1000m chez les hommes - Charles et François Hamelin - et que Tania Vicent a offert une performance exceptionnelle pour accéder à la finale du 1500m.

«Dans le lobby au village des athlètes, nous avons sur un mur les photos de tous nos médaillés et, sur un autre, tous ceux qui ont terminé parmi les huit premiers, a noté Yves Hamelin. Certes, nous avons du rattrapage à faire au niveau des médailles mais, dans l'ensemble, l'équipe offre jusqu'ici une performance de haut niveau.»

Des espoirs au 500m

Mercredi soir, on aura droit à une seule finale, soit le relais 3000m dames, au Pacific Coliseum. Mais l'équipe canadienne jouera quand même gros dans les qualifications au 500m messieurs et au 1000m dames.

Charles Hamelin - deux victoires - et François-Louis Tremblay - une victoire - ont dominé le classement de la Coupe du monde cette saison devant le Sud-Coréen Sung Si-Bak. Olivier Jean est le troisième patineur canadien inscrit sur cette distance.

«Pour les Coréens, on demeure une menace au 500m, soutient Yves Hamelin. Nous avons le potentiel pour se tailler une place sur le podium.»

Au 1000m dames, Hamelin a confirmé que c'est l'Albertaine Jessica Gregg qui complètera le trio avec Vicent et Kalyna Roberge. On avait décidé d'attendre jusqu'à deux jours avant le début de l'épreuve pour confirmer l'identité de la troisième patineuse.

«Nous voulions utiliser la fille pour qui ce serait le plus bénéfique en vue du relais. Jessica a vécu une déception au 500m - 4e de la finale A - mais elle a démontré beaucoup de vitesse. Ce sera une bonne préparation pour le relais.»