Jonas Hiller et la Suisse ont tout tenté. Hiller a réalisé 42 arrêts. Ses coéquipiers se sont défoncés afin de neutraliser une équipe beaucoup plus forte.

Mis à jour le 24 févr. 2010
François Gagnon LA PRESSE

Mais un but en attaque massive et un autre dans un filet désert ont permis aux Américains de battre la Suisse 2-0 dans le premier match de quarts de finale.

«Nous sommes restés dans le match. Nous étions près, mais pas assez près pour gagner. C'est désolant. Je suis content de notre performance en tant qu'équipe, mais en ce moment, je me demande si la défaite n'est pas plus difficile à encaisser en raison du fait que nous soyons demeurés dans le coup si longtemps. Quand tu te fais déclasser, c'est moins pire il me semble», a lancé un Jonas Hiller éteint après la défaite plus qu'honorable de son équipe.

Le gardien suisse avec la complicité de ses coéquipiers ont blanchi les Américains pendant deux périodes complètes.

Puis, en début de troisième tiers, lors de leur quatrième attaque massive du match, les Américains ont finalement marqué. Un but de Zach Parise qui a fait dévier un tir de la pointe de Brian Rafalski.

Hiller a touché à partiellement freiné la course de la rondelle, mais il n'a pu que la voir glisser au bout de sa jambière droite alors que Parise explosait de joie à ses côtés.

«Nous savions que les Suisses nous donneraient une grosse opposition. On savait que Jonas Hiller serait solide et qu'il faudrait puiser dans nos réserves pour gagner ce match. Mais après deux périodes, il était dangereux de tomber dans la frustration parce que le but dont nous avions besoin ne venait pas. Quand j'ai vu la rondelle j'ai donc été grandement soulagé», a lancé Zach Parise.

C'était le premier du tournoi de Parise qui en a ajouté un deuxième en fin de match dans un filet désert.

«Marquer un but, c'est toujours plaisant. Mais le marquer dans un match serré et dans un match sans lendemain comme celui qu'on vient de disputer c'est encore plus valorisant», a ajouté l'attaquant des Devils du New Jersey.

Quelques séquences époustouflantes ont marqué la rencontre.

Après avoir effectué 18 arrêts en première et 13 jusque-là en deuxième période, Jonas Hiller a jonglé avec la rondelle après avoir effectué un 14e arrêt, cette fois aux dépens de Ryan Kesler.

Avec quelques secondes à faire à l'engagement, Hiller a voulu frapper la rondelle au vol pour la rediriger dans le coin. Il a raté son coup, la rondelle l'a atteint à l'épaule gauche avant de dévier derrière lui et de franchir la ligne rouge.

La sirène mettant un terme à la période s'est fait entendre au même moment.

Et après révision, les arbitres ont confirmé que la période était terminée depuis une fraction de seconde lorsque la rondelle a franchi la ligne.

Une séquence plus bizarre encore a marqué la troisième période.

Thibault Monnet, après une belle incursion en territoire américain, a décoché un tir d'un angle fermé. La rondelle a glissé à la droite de Ryan Miller avant de frapper le poteau.

Des gradins, on aurait juré que la rondelle avait frappé les coussins à l'intérieur du but. Mais le jeu s'est poursuivi jusqu'à l'autre bout les Américains ont marqué.

Mais parce que Ryan Kesler s'est rendu coupable d'un bâton élevé, le but a été refusé et le joueur américain a pris le chemin du banc des pénalités.

«Je ne comprends toujours pas ce qui est arrivé sur cette séquence. C'était complètement fou. Je croyais bien m'en être tiré à mon bout. Mais je n'étais pas sûr. Son tir a été décoché de derrière la ligne rouge. Je voulais enlever mon bâton du chemin, mais j'ai touché à la rondelle et c'est là que je me suis dit que le but était peut-être bon», a commenté Ryan Miller en souriant.

Après une soirée tranquille de 19 arrêts, Miller a rendu hommage à son adversaire qu'il a, comme plusieurs de ses coéquipiers, enlacé alors que les joueurs des deux équipes échangeaient des poignées de main.

«Il a simplement été formidable», a indiqué Miller qui, malgré le petit nombre de tirs, a eu sa part d'arrêts à effectuer.

«Je crois vraiment que les gars devant moi en ont effectué plus encore. Ils m'ont vraiment bien protégé», a ajouté le gardien des Sabres de Buffalo.

Chris Drury, à lui seul, en a bloqué quatre. Les défenseurs Jack et Erik Johnson en ont stoppé deux ou trois également.

«On vient de remporter un match important. Nous aurons maintenant deux chances pour obtenir une médaille. Mais l'objectif ultime est encore loin», a lancé la pierre angulaire de la défensive américaine.

Les États-Unis croiseront, vendredi, les gagnants du match République tchèque-Finlande qui sera présenté plus tard mercredi soir.