Carlos Alcaraz et Stéfanos Tsitsipás, respectivement deuxième et troisième tête de série à l’Omnium Banque Nationale de Montréal, n’ont pas la même opinion de la surface du stade IGA. Les deux joueurs ont été surpris, mais pas pour les mêmes raisons, en arrivant dans la métropole.

Publié le 5 août
Nicholas Richard
Nicholas Richard La Presse

Tsitsipás, qui connaît une fois de plus une excellente saison, est l’un des joueurs les plus polyvalents du circuit. Il a gagné des titres sur toutes les surfaces. Cette saison, il a remporté un tournoi sur gazon et un autre sur terre battue. Il est en quête de son premier titre sur dur en 2022.

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Stéfanos Tsitsipás

Il a d’ailleurs précisé qu’il était un peu surpris de la lenteur de la surface au stade IGA, lors d’une rencontre avec les médias, à la Place Ville Marie, vendredi, à l’occasion du tirage du tableau principal.

Cependant, il ne s’agit pas d’un désavantage pour le Grec, au contraire. « Je pense que ça peut aider mon jeu de plusieurs façons. C’est un peu comme une version plus rapide de la terre battue, les effets coupés mordent un peu plus. Évidemment, on a un peu moins de temps pour réagir, mais les balles peuvent quand même rebondir avec beaucoup d’effet. »

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Carlos Alcaraz

En revanche, Carlos Alcaraz, jeune phénomène espagnol, trouve la surface plus rapide qu’il ne le prévoyait. À 19 ans, la deuxième tête de série connaît une saison de rêve sur le circuit de l’ATP. Il a remporté quatre titres jusqu’à maintenant. Étant donné qu’il vient de l’Espagne et qu’il a grandi en jouant sur des terrains de terre battue, toutes les autres surfaces ont toujours l’air rapides. « S’habituer à une nouvelle surface est difficile, mais je suis le genre de joueur qui peut s’y faire très rapidement. J’ai dû pratiquer mon jeu sur le dur et me donner à 100 % pour arriver prêt », a-t-il expliqué.

En route vers les Internationaux des États-Unis

L’Omnium Banque Nationale est considéré par beaucoup de joueurs comme le tournoi le plus important en vue des Internationaux des États-Unis, dernier tournoi majeur de la saison. Gagner ici est donc d’une importance capitale et la préparation montréalaise vaut de l’or pour la plupart des joueurs.

« Tous les tournois sont importants, mais c’est sûr que c’est différent lorsqu’un tournoi du Grand Chelem approche. Je veux être en bonne disposition pour mes matchs afin de prendre plus de confiance », a souligné Alcaraz, qui s’était incliné en quart de finale devant Félix Auger-Aliassime, l’an dernier à New York.

Tsitsipás pense aussi à ce que pourrait représenter une victoire à Montréal pour son classement et le reste de sa saison. « Tout le monde veut bien faire à Montréal. Ça représente beaucoup de points et tous les joueurs veulent profiter de cette occasion. Je veux faire des points pour avoir un bon classement à la fin de l’année. »

Il a aussi avancé que ses points acquis en sol québécois pourraient lui permettre de faire l’impasse sur certains tournois en fin de saison.

Après avoir profité de ses vacances, le Grec est prêt à frapper un grand coup pendant cette séquence nord-américaine. Il dit se sentir en pleine possession de ses moyens et le jeune homme de 23 ans est impatient d’être envoyé dans la mêlée : « Je suis excité de rejouer du bon tennis et de jouer au maximum de mes capacités. Cette séquence est spéciale. Il faut se concentrer sur chaque tournoi. »

Les deux joueurs pourraient s’affronter en demi-finale plus tard au cours du tournoi.