(Genève) Le N.2 mondial du tennis, le Russe Daniil Medvedev, a affirmé dimanche qu’il était prêt à jouer à Wimbledon si les autorités du tennis britanniques lèvent l’interdiction qui frappe les joueurs russes en raison de l’invasion de l’Ukraine.

Mis à jour le 15 mai
Agence France-Presse

Il a toutefois concédé que c’était une « situation compliquée ».

Medvedev, qui va reprendre la compétition lors de l’Open de Genève la semaine prochaine après avoir été opéré d’une hernie, a indiqué que cela sera la première occasion pour lui de parler aux autres joueurs de cette interdiction, annoncée le 20 avril.

Les organisateurs de Wimbledon ont été critiqués par l’association des joueurs de tennis hommes (ATP) et femmes (WTA) ainsi que par des joueurs comme Rafael Nadal et Novak Djokovic pour avoir interdit aux joueurs russes et biélorusses de participer au Grand Chelem anglais organisé du 27 juin au 10 juillet.

« Il y a eu beaucoup de discussions autour de ça. J’essaie de suivre ce qu’il se passe, car la décision ne m’appartient pas. Pour l’instant, cela se passe entre Wimbledon, l’ATP et peut-être le gouvernement britannique », a déclaré le joueur de 26 ans lors d’une rencontre avec la presse à Genève.

C’est une situation compliquée et, comme toutes les autres choses dans la vie, si vous demandez à 100 joueurs, chacun aura une opinion différente.

Daniil Medvedev

« Je peux jouer. Je serais heureux de jouer à Wimbledon, car j’aime ce tournoi. Si je ne peux pas jouer et bien j’essaierais de disputer d’autres tournois et de bien me préparer pour l’an prochain si j’ai la chance alors de jouer ».

Djokovic s’oppose à un boycottage du tournoi

Le N.1 mondial Novak Djokovic a indiqué dimanche ne pas être favorable à un boycottage du tournoi de Wimbledon, après la décision du Majeur sur gazon d’exclure les Russes et les Bélarusses de l’édition 2022 en raison de la guerre en Ukraine.

S’il conteste cette décision, qu’il avait qualifiée de « folle » le mois dernier, le Serbe a estimé que « boycotter est une chose très agressive, il y a selon moi des solutions meilleures auxquelles on peut arriver ».

Le N.1 mondial, s’exprimant en conférence de presse après sa victoire au Masters 1000 de Rome, n’a pas précisé à quelles « solutions » il pensait, mais a répété qu’il n’approuvait pas cette exclusion : « Les athlètes sont là pour faire du sport, si on leur enlève le sport seulement parce qu’ils viennent d’un pays donné, c’est une mauvaise décision ».

« Nous avons besoin d’un peu de communication de la part de Wimbledon. Je ne suis pas impliqué dans les discussions comme je l’étais il y a dix ans et je ne parle pas avec Wimbledon, mais on m’a dit qu’ils sont très stricts ».