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L'Impact et l'acte de foi

La fragilité de la défense de l'Impact pousse... (Photo Jim O'Connor, USA Today)

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La fragilité de la défense de l'Impact pousse même les amateurs les plus dévoués à l'acte de foi.

Photo Jim O'Connor, USA Today

Patrick Leduc

collaboration spéciale

La Presse

Un point arraché. Enfin. On a du mal à imaginer la tourmente qu'une autre défaite aurait engendrée, bien que, côté tempête, on soit plutôt habitué. Reste que, sans l'intervention divine de Di Vaio, le bleu-blanc-noir serait encore à zéro.

Bref, les prières de l'organisation ont été exaucées. Du coup, c'est toute la congrégation, de Klopas à De Santis, qui a pu hurler: que Marco soit loué!

On serait tenté d'y croire. Mais la fragilité de la défense montréalaise pousse même les amateurs les plus dévoués à l'acte de foi. En matière de doute, on est bien servi. À commencer par la porosité d'une charnière centrale qui remet sérieusement en question les fondations sur lesquelles s'appuie l'édifice montréalais. On aime bien Matteo Ferrari et Hassoun Camara, mais leur partenariat prend des allures de grand boulevard, alors qu'on s'attendait à tout le moins à une sorte de barrage. Rien pour dissuader les attaquants les plus zélés chez les prochains adversaires du bleu-blanc-noir.

L'Impact a-t-il surestimé la capacité d'absorption de sa défense? Les blessures à Rivas et à Lopez ont contribué à entamer la profondeur du groupe à cette position, mais une savante lecture d'entrailles ou encore une évaluation moins candide de la situation aurait permis d'anticiper le danger qui guettait. On est à court d'excuses.

Non seulement le manque de vitesse derrière rend le onze montréalais vulnérable aux contre-attaques, mais il commence à paralyser les défenseurs latéraux quand vient le moment de créer un surnombre offensif sur les flancs. On sait qu'Eric Miller aime bien dédoubler quand Justin Mapp s'infiltre dans l'axe, mais la recrue n'aura bientôt plus le loisir de s'aventurer en avant à force de devoir compenser la lenteur de ses partenaires en défense.

Sur le flanc opposé, Heath Pearce est moins du genre à s'éparpiller. Si l'âge et les blessures ont réduit l'amplitude de ses chevauchées, Pearce apporte néanmoins un éclairage nouveau à un groupe qui a peu changé depuis l'ère Schällibaum.

Rencontré au terme d'un entraînement la semaine dernière, Pearce révélait qu'à son avis, l'Impact avait continué à surfer sur la vague de succès du début de la saison 2013, alors que le ressac commençait déjà à l'emporter vers le large.

Bref, en remportant certains matchs de façon moins convaincante en milieu de saison, le bleu-blanc-noir s'est soustrait à une remise en question nécessaire. Or, ce n'était qu'une question de temps avant que les adversaires de Ligue majeure saisissent l'essentiel de la stratégie montréalaise. Lorsque les résultats n'ont plus suivi, le doute s'est installé de façon irréversible. Et pour que la tendance initiée la saison dernière arrête de se perpétuer, il faudra commencer par faire preuve d'une telle lucidité.

Avec le début de saison pénible du onze montréalais en 2014, c'est désormais une pente ascendante qui est recherchée. Ni la foi ni la pensée magique ne pourra tout solutionner. Concrètement, la défense a besoin de plus de mobilité pour restaurer un brin de confiance.

En attendant le retour des éclopés, on en revient aux ignorés: Wandrille Lefèvre et Karl W. Ouimette, qui ruent dans les brancards. Certes, l'introduction d'un jeune de l'académie n'aurait pas pour effet d'apaiser le reste de l'équipe, mais il rehausserait le degré de vigilance du collectif tout en évitant qu'une échappée soit provoquée à chaque ballon balancé dans le dos de la défense. Un moindre mal, si vous voulez mon avis.

La suggestion n'est pas qu'un argument en faveur du développement des jeunes, sinon un moyen viable d'améliorer les résultats. À Philadelphie, Klopas a eu le courage de laisser son capitaine Patrice Bernier sur le banc. Aura-t-il maintenant le courage de remanier sa défense?

Voilà une belle occasion pour la direction du bleu-blanc-noir de «saisir le moment», comme l'a si bien ciblé le slogan de Baseball Québec. Oui, oui, du baseball: sport de l'heure dans la Belle Province. On en entend parler partout. De quoi rendre jaloux l'amateur de ballon rond qui se morfond, alors que son club n'arrive pas à séduire et que sa fédération en mal de visibilité fait rarement parler d'elle pour les bonnes raisons.




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