La Fifa a révélé mercredi son rapport d'évaluation technique des dossiers de candidatures à l'organisation des Mondiaux 2018 et 2022, la candidature conjointe Espagne-Portugal et l'Angleterre semblant bien placées pour 2018, comme les Etats-Unis, le Japon et la Corée pour 2022.

Publié le 17 nov. 2010
AGENCE FRANCE-PRESSE

La Fifa doit annoncer le 2 décembre les pays hôtes du Mondial-2018 et du Mondial-2022, et ce rapport, rédigé par un groupe d'évaluation de la fédération internationale, permet de dégager quelques enseignements, à défaut de faire ressortir des favoris évidents.

Pour le Mondial-2018, la candidature ibérique et celle de l'Angleterre semblent sortir du lot, notamment du fait du nombre de stades déjà existants et ne nécessitant pas de rénovation, sept dans les deux cas.

A l'inverse, leurs rivaux belgo-néerlandais et russes sont confrontés à de gros chantiers dans ce domaine, la candidature russe ne présentant pas le moindre stade immédiatement fonctionnel (3 constructions et 13 rénovations pour un budget total de 2,8 milliards d'euros), celle de la Belgique et des Pays-Bas, un seul (six rénovations et sept constructions).

En ce qui concerne 2022, la course semble plus serrée. La Corée du Sud et le Japon, qui sont candidats séparément après avoir accueilli ensemble le Mondial-2002, ont beaucoup d'atouts en terme de stades et d'infrastructures d'accueil des équipes et des supporteurs, et répondent dans ce domaine à l'essentiel des exigences de la Fifa.

Un autre ancien pays organisateur, les Etats-Unis (1994), dispose également d'un dossier solide, même si la Fifa pointe un manque de sites d'entraînement.

En revanche, la candidature australienne pourrait pâtir de problèmes liés aux transports, à la capacité hôtelière et à une probable baisse des droits payés par les télévisions américaines et européennes.

L'ambitieuse candidature du Qatar soulève de son côté un certain nombre de réserves, la Fifa évoquant un «défi opérationnel et logistique» à organiser un Mondial dans un si petit pays, pointant les problèmes de construction (9 stades et des hôtels) et rappelant le problème de la chaleur.