Voici Rémi Garde, entraîneur de l'Impact, mardi matin au sujet de Jimmy Briand : « Il y a plus qu'un espoir, j'ai fait ce que je pouvais, je fais ce que je peux. Toujours. Je n'abandonne pas. »

Jean-François Tremblay LA PRESSE

Quatre jours, c'est une éternité dans le dossier Briand. Vendredi, le directeur technique Adam Braz et Garde ont rencontré les médias pour justifier pourquoi l'attaquant de talent était encore de l'autre côté de l'Atlantique. Aujourd'hui, Garde a ouvert une porte, aussi petite soit-elle, pour réengager les discussions.

Garde a ajouté que l'issue de ce dossier était « contrariante » pour lui. Le contraire aurait surpris. Non seulement il a été l'entraîneur de Briand à l'Olympique lyonnais, mais en plus, il a été personnellement impliqué dans son recrutement. Il a lui-même parlé au joueur trois fois, mais a tenu à préciser qu'il n'était pas « à la manoeuvre » pour les négociations.

C'est d'ailleurs cette étape des négociations qui a mené à la rupture de confiance. L'Impact prétend que des exigences de dernières minutes, une fois les termes du contrat acceptés, ont refroidi le club. Les dirigeants de l'Impact n'ont pas aimé se sentir pris en otage. Le clan Briand, par la voix de son agent, avait plutôt expliqué que le joueur voulait coucher sur papier avant d'arriver à Montréal ses conditions d'embauche, essentiellement relatives au logement, à la voiture et à l'éducation des enfants. Une même version des faits, deux interprétations fort différentes et en apparence difficiles à réconcilier.

Dans tous les cas, l'Impact a des besoins criants au poste d'attaquant, où Matteo Mancosu déçoit. Le club regarde donc vers l'attaquant Fanendo Adi, récemment acquis des Timbers de Portland par le futur club MLS de Cincinnati. Un prêt jusqu'à la fin de la saison est envisageable : « On travaille sur ce dossier aussi, explique Garde. Je ne peux vous donner de détails, mais c'est un dossier sur lequel on a travaillé et on travaille. »