Arrivé jeudi soir à Montréal, André Hainault est depuis un homme très sollicité. En plus d'enchaîner les entrevues avec les médias québécois, le défenseur du Dynamo de Houston a profité de l'occasion pour revoir les membres de sa famille et certains de ses amis. Ils seront d'ailleurs près d'une quarantaine ce soir au stade Saputo, pour le match opposant le club texan à l'Impact (19 h 30).

Pascal Milano LA PRESSE

Même s'il revient tous les hivers au Québec, le natif de Hudson n'a plus disputé de match de soccer à Montréal depuis la saison 2005. Le cadre? Le Complexe sportif Claude-Robillard pour un match de première division de la USL.

Sept ans plus tard, l'Impact et Hainault ont donc parcouru un bon bout de chemin afin de se recroiser dans la MLS. Le joueur de 26 ans ne cache pas que ce déplacement sort de l'ordinaire. «Le plus important reste le match, mais c'est certain que c'est assez spécial. Je me souviens de Claude-Robillard, où j'ai joué mon premier match avec l'Impact. Revoir des petites choses comme celle-ci fait du bien.»

Les souvenirs de jeunesse vont s'effacer une fois les hymnes nationaux entonnés et le coup d'envoi donné. Pilier de la défense l'an dernier sur le côté droit, Hainault a vécu un début de saison plus difficile entrecoupé de séjours sur le banc et de matchs internationaux avec le Canada. Il n'a disputé que 9 des 14 matchs de son club. La situation n'est pas la plus agréable à vivre, mais le défenseur - latéral droit en club, central en sélection - garde toujours la foi.

«Quand on connaît des moments forts, il faut garder les pieds sur terre, et quand cela va moins bien, il faut garder la tête haute en travaillant fort, dit-il philosophiquement. Je sais que je suis un joueur important qui peut aider l'équipe. Les moments difficiles dans une saison peuvent arriver, mais je me sens mieux mentalement depuis mon retour de la sélection nationale.»

Cinquième dans l'Association de l'Est, Houston a également connu des premiers mois en dents de scie. Avant l'inauguration du BBVA Compass Stadium, une enceinte de 22 000 places au centre-ville, les finalistes de 2011 ont disputé sept matchs à l'étranger, remportant deux maigres victoires au passage. Depuis le 12 mai, ils n'ont perdu qu'à une seule reprise et sont même invaincus dans leur nouveau stade.

«C'est quelque chose de très important pour nous. On peut enfin dire que c'est notre maison au lieu d'être à l'Université de Houston avec des lignes de football la moitié de l'année. Revenir à la maison dans un nouveau stade nous a beaucoup aidés. On l'a vu contre Toronto (mercredi) alors que nous avons obtenu un point en comblant deux buts d'écart (3-3).»

Près du coeur

Au centre de rumeurs durant l'épineuse saga Brian Ching, Hainault n'a jamais caché qu'il préférait rester à Houston, où il est bien établi depuis quatre saisons. Cela ne l'empêche pas de suivre chaque nouvel accomplissement montréalais comme le premier but, la première victoire et les bonnes foules. Il avoue qu'il sera un peu plongé dans l'inconnu ce soir.

«Nous les avons affrontés en présaison, mais ce n'est pas une équipe que l'on a vue chaque année. Par exemple, je connais le style de jeu et les joueurs de la plupart des équipes dans la MLS. C'est difficile avec l'Impact, qui a des joueurs de qualité, mais qui cherche encore son identité», conclut-il en souhaitant bonne chance au onze montréalais... sauf pour ce soir.