(Londres) L’Angleterre a rejoint l’Italie en finale de l’Euro en renversant le Danemark 2-1 en prolongation, mercredi, au stade de Wembley à Londres.

Publié le 7 juill. 2021
Agence France-Presse

Après l’ouverture du score de Mikkel Damsgaard (30e), sur un splendide coup franc direct, les Anglais ont répondu en poussant Simon Kjaer à marquer contre son camp (39e), puis en prolongation, Harry Kane marquant en deux temps (104e) après un penalty généreux.

Les Anglais disputeront leur première finale d’un tournoi majeur depuis leur victoire lors du Mondial 1966, leur première dans un Euro, face à l’Italie, dimanche.

Pour soulever un premier trophée depuis 55 ans, ils devront effacer un autre de leur fantôme avec cette « Nazionale » qu’ils n’ont jamais battue dans un grand tournoi en quatre confrontations.

Mais cet Euro, disputé quasi intégralement à domicile, ressemble de plus en plus à une séance d’exorcisme pour les Anglais.

Après la malédiction de l’Allemagne qu’ils n’avaient plus vaincue dans un match à élimination directe depuis leur Coupe du monde victorieuse de 1966, c’est celle des éliminations en demi-finales qu’ils ont dissipée.

Oubliées celles de 1968 et 1996, 2021 a été la bonne pour l’Angleterre à l’Euro.

Harry Kane a libéré Wembley, chauffé à blanc par 60 000 personnes, en marquant sur penalty en deux temps (104e), après un premier arrêt de Kasper Schmeichel.

Les Danois en souffrance avant même la prolongation ont cédé sur un énième ballon traînant dans leur surface.

Leur latéral gauche Joakim Maehle, une des révélations du tournoi, s’est mis à la faute en effleurant Raheem Sterling, danger numéro 1 des « Three Lions » qui ont cru jusqu’au bout à leur destin.

Menés par le Danemark après un coup-franc surpuissant de Mikkel Damsgaard, retombé sous la barre de Jordan Pickford (30e), les hommes de Gareth Southgate n’ont pas tergiversé.

Un centre du jeune ailier d’Arsenal Bukayo Saka, lancé côté droit par Harry Kane, a obligé le capitaine danois Simon Kjaer a intervenir et marquer contre son camp sous la pression de Raheem Sterling (39e).

La belle histoire en revanche s’arrête là pour les « Rod-Hvide », toujours généreux dans le jeu et chouchous de l’Europe depuis l’arrêt cardiaque de Christian Eriksen qui a sidéré la planète.

Vingt-cinq ans après l’Euro 92 mémorable remporté par Schmeichel père, son fils Kasper ne disputera pas la finale du Championnat d’Europe.