Zorhan Bassong rentre à la maison. Le défenseur latéral québécois de 21 ans a signé un contrat de deux saisons, assorti de deux années d’option, avec l’Impact… qui deviendrait sous peu le Montréal FC, selon Radio-Canada.

Frédérick Duchesneau Frédérick Duchesneau
La Presse

Bassong est né à Toronto, mais sa famille a déménagé dans la région montréalaise à peine quelques mois plus tard. Parti pour la Belgique à 14 ans, il s’alignait depuis l’an dernier avec le Cercle Bruges, en Jupiler Pro League.

« De revenir ici, franchement, je suis vraiment content. Ma famille et mes amis sont ici. Je suis attaché au pays, au Québec, donc je suis vraiment heureux de retrouver tout ça », a réagi en visioconférence l’international canadien, qui possède également la nationalité belge.

Son statut de joueur local viendra avec « une certaine pression », a-t-il cependant admis.

« Mais je vais appeler ça de la pression positive. Parce que j’ai envie de donner l’exemple à beaucoup de jeunes qui pourraient éventuellement suivre mes traces. J’ai envie de bien faire et de montrer ce dont je suis capable. »

Ne vous attendez pas à voir Bassong fouler la pelouse d’Orlando lors du match retour des quarts de finale de la Ligue des champions de la CONCACAF, contre le CD Olimpia, le 15 décembre. Date qui a, par ailleurs, été confirmée par l’Impact mardi.

L’acquisition du Québécois – qui sera officialisée après la réception de son certificat de transfert international et son examen médical – n’est effective qu’en 2021. Et, de toute façon, le jeune joueur a encore 12 jours de quarantaine à faire à la maison familiale… où il a été accueilli à bras ouverts.

« On est contents de l’avoir parmi nous, a dit son père, Christian, en entretien téléphonique. Il est parti il y a très longtemps. Donc ça fait plaisir de l’avoir à la maison. »

Un long flirt

Le club montréalais courtise le défenseur de 5 pi 9 po depuis un bon moment. Plus précisément, depuis sa première sélection canadienne, en janvier.

Contre l’Islande et la Barbade, il avait fait « deux belles prestations », a-t-il relaté. C’est parti de là.

« Puis, à partir du mois d’août, les négociations ont commencé à réellement avancer, à prendre de l’ampleur. J’ai vu qu’ils avaient un réel intérêt envers moi. Ils m’ont expliqué le projet sportif, j’ai eu un appel avec Olivier Renard et lorsque j’ai parlé avec lui, j’ai été convaincu du projet. Et ça m’a donné envie de signer dès que c’était possible », a indiqué Bassong.

Il faut dire que cette signature tombe à point pour les deux parties, puisque le jeune défenseur n’a officiellement disputé aucun match avec Bruges.

« Ç’a été un peu compliqué, mon passage à Bruges. Dire que je ne suis pas un peu déçu, ce serait un mensonge », a-t-il avoué.

Aujourd’hui, il faut que je regarde vers l’avant. Je suis prêt à tout donner et ma tête est avec l’Impact de Montréal.

Zorhan Bassong

Dans un communiqué, le directeur sportif Renard a expliqué avoir retardé l’annonce de l’embauche – d’abord dévoilée lundi par TVA Sports – « pour ne pas déstabiliser les joueurs jouant à sa position et atteindre nos objectifs de 2020 ».

Il a présenté Bassong comme un joueur « polyvalent, jouant comme latéral gauche ou droit, et pouvant évoluer comme défenseur central dans une défense à trois ».

Questionné à ce sujet, celui-ci a admis une préférence pour le poste de latéral gauche.

Avant son passage à Bruges, le Québécois avait participé à 31 matchs avec l’équipe de réserve de Lille, en France, à laquelle il s’était joint en 2016. Précédemment, depuis son arrivée du Québec, il n’avait que très peu joué avec les clubs juniors pour lesquels il s’était aligné, bloqué pendant des années par un règlement de la FIFA qui interdisait le transfert international de joueurs mineurs.

Et, sept ans après son départ, le voici de retour au Québec.

« En fait, il n’est qu’au début de sa carrière, rappelle son père, Christian Bassong. Les gens interprètent différemment ce qui se passe. Donc, l’Impact, ça fait partie de son cheminement. Son cheminement peut être qu’il finisse sa carrière à l’Impact. Mais on ne sait pas où la vie nous mène et il n’a que 21 ans. C’est une très belle opportunité qu’il a. »

Vers un changement de nom ?

L’Impact de Montréal deviendrait sous peu le Montréal FC. C’est du moins ce qu’affirme Radio-Canada Sports, qui a dévoilé en primeur mardi après-midi le possible changement d’image de marque du club.

La nouvelle a pris par surprise le monde du soccer québécois, 27 ans après avoir vu l’organisation opter pour le nom « Impact ».

L’Impact a vu le jour en 1993, l’année qui a suivi la dissolution de son ancêtre, le Supra. Le club a fait le grand saut vers la MLS en 2012, en conservant son nom.

Quand Kevin Gilmore a été nommé président de l’équipe en janvier 2019, il a affirmé sa volonté de faire de l’Impact un club de grand marché. Ce nouveau nom, bien que plus générique, s’inscrirait donc dans une volonté manifeste d’internationalisation. Ne manque que la confirmation de l’organisation.