Bien installé chez lui, le D.C. United attend l'Impact de Montréal de pied ferme pour une confrontation cruciale dans la course aux éliminatoires, samedi.

ALEXIS BÉLANGER-CHAMPAGNE LA PRESSE CANADIENNE

Le United (9-11-8) accuse cinq points de retard sur l'Impact (12-14-4), qui occupe le sixième et dernier rang donnant accès aux éliminatoires dans l'Association de l'Est. La formation de la capitale américaine a toutefois deux matchs de plus à disputer que le Bleu-blanc-noir d'ici la fin de la campagne.

La probabilité que l'Impact se qualifie pour les éliminatoires se situe à 53,6% avant le duel, selon le site spécialisé Sports Club Stats. Une victoire de la troupe de Rémi Garde ferait passer ce pourcentage à 88,3, tandis qu'un revers le ferait chuter à 35,6. Du côté du United, ses chances de qualification se situent présentement à 41,6% et passeraient à 59,6% en cas de victoire et à seulement 9,3% en cas de défaite. Un match nul serait légèrement à l'avantage de l'Impact, dont les chances de qualification passeraient à 64,6%, tandis que celles du United glisseraient à 28,9%.

Tout ça pour dire qu'il n'est pas exagéré de parler d'un match déterminant dans la saison des deux formations. Les deux équipes ont toutefois fait face à leur lot d'adversité au cours de la campagne et Garde est confiant que sa troupe ait les reins assez solides pour relever le défi.

«J'y crois, mais ça ne veut pas dire que nous allons obtenir le résultat, a dit l'entraîneur-chef de l'Impact, plus tôt cette semaine. Il y a de la pression sur les deux équipes. Nous, nous avons les points, même s'il en manque un pour couvrir les matchs en main. D. C. a les matchs, mais ce sont des points en suspension.»

Effectivement, il y aura aussi de la pression sur le United, que certains diront que les dirigeants de la MLS préféreraient probablement voir en éliminatoires plutôt que l'Impact. Après tout, le United évolue dans un nouveau stade et compte sur l'ancienne gloire anglaise Wayne Rooney.

«Honnêtement, je ne le sens pas autant que vous, a dit Garde en répondant à une question d'un journaliste à ce sujet. Peut-être que je ne suis pas encore assez imprégné de tout ça. Je me concentre sur ce que je contrôle - mon équipe, les détails, comment aider les joueurs à bien gérer cette pression, comment bien aborder tactiquement le match. Je n'ai pas d'inquiétude sur les décisions arbitrales avant ce match. Tout n'a pas été parfait à ce niveau dans la saison, comme dans tous les championnats. Mais je n'ai pas cet état d'esprit. Peut-être que c'est un peu naïf, parce que je suis encore nouveau dans cette ligue.»

Puisque le United attendait la fin de la construction de son nouveau stade, la majorité de ses matchs à domicile ont été placés en fin de campagne. Le duel contre l'Impact sera le troisième d'une série de sept devant ses partisans en MLS, avant de conclure la saison à Chicago, face au Fire. Le United présente un dossier à domicile de 8-2-2 cette saison - dont 7-2-1 au Audi Field depuis son ouverture le 14 juillet - comparativement à 1-9-6 à l'étranger.

La défense de l'Impact aura bien sûr Rooney à l'oeil. L'attaquant avait décoché six tirs, dont deux cadrés, lors du verdict nul de 1-1 entre les deux équipes le 4 août dernier.

«Il joue toujours avec la même hargne, la même envie et la même finesse technique. Devant le but, c'est un tueur, a déclaré l'arrière latéral Bacary Sagna, qui n'était pas arrivé avec l'Impact lors du duel précédent, mais qui a souvent croisé le fer avec Rooney lors de ses 10 saisons en Premiership anglaise à Arsenal et Manchester City. Il va falloir communiquer énormément en défense.

«Il est l'emblème de l'équipe, mais il y a d'autres joueurs intéressants et dangereux autour de lui. À nous de faire ce qu'il faut pour jouer notre foot et les mettre aussi en difficulté.»