Avec une équipe largement remaniée et des piliers qui n'ont pas fait le déplacement, l'Impact a subi une défaite de 2 à 0 sur la pelouse du Toronto FC, mercredi soir, lors de la demi-finale aller du championnat canadien.

Pascal Milano LA PRESSE

Contre son rival aux contours également bien différents de ceux du championnat, le onze montréalais n'est pas parvenu à cadrer la moindre frappe en 90 minutes. Mais c'est la deuxième mi-temps qui lui a été fatale au plan défensif avec un magnifique tir de Doneil Henry (49e), puis un but Andrew Wiedeman tout en sang-froid (81e). Lancé par Luis Silva après une mauvaise passe de Karl W. Ouimette, le numéro 32 n'a pas raté son duel face à Evan Bush.

«Nous n'avons pas si mal joué avec des occasions et un penalty qui n'a pas été sifflé, a jugé Marco Schällibaum. Mais quand on fait des fautes individuelles comme ça, qui tombent du ciel, cela fait partie du football, mais cela fait aussi mal puisque nous l'avons payé cash. Mais Toronto méritait la victoire car ils en voulaient plus.»

Ce résultat ne devrait probablement pas pousser Schällibaum à revoir sa stratégie quant à l'utilisation de Marco Di Vaio et d'Alessandro Nesta, restés à Montréal. L'Impact jouera en effet cinq autres matchs d'ici le 11 mai. Selon Patrice Bernier, capitaine d'un soir, la rotation n'est pas à blâmer. «Ce n'est pas la raison (de la défaite) puisque Toronto avait aussi des joueurs qui jouent ne pas régulièrement. On n'a jamais pu trouver le second souffle après un bon début.»

Des tribunes quasi-désertes

Est-ce la soirée venteuse et fraîche qui a refroidi l'ardeur du public ontarien? Ou encore le duel entre les Maple Leafs de Toronto et le Lightning de Tampa Bay qui monopolisait l'attention?

Toujours est-il, qu'avec la très forte probabilité de voir les deux équipes privées de leurs meilleurs éléments, les tribunes étaient quasi désertes malgré l'annonce officielle de 11 043 spectateurs. Quelques Ultras montréalais ont également assisté à ce match depuis un coin de tribune.

Et à vrai dire, le triste spectacle de la première mi-temps n'a pas donné tort aux absents. Mis à part un coup-franc de John Bostock, repoussé par Bush, à la 19e minute, les deux équipes n'ont cadré aucun tir.

L'Impact s'est surtout limité à quelques centres bien repoussés par la défense ontarienne ou par le gardien Stefan Frei. Dans tous les cas, le manque de poids dans la surface adverse était évident alors qu'Andrew Wenger s'est souvent retrouvé seul au milieu d'une forêt de joueurs en rouge.

Le match s'est finalement animé, en début de deuxième période, avec la problématique que l'on connaît pour l'Impact. Le onze montréalais devra combler ce retard de deux buts, au stade Saputo, avec un droit à l'erreur quasi-nul en raison de la règle du but à l'extérieur.

«C'est faisable. Il suffit de regarder la Ligue des champions, en Europe où des équipes (le FC Barcelone et le Real Madrid) ont perdu 4-0 et 4-1, a indiqué Bush. Je ne pense pas qu'ils vont abandonner et nous n'allons pas abandonner. Nous pouvons marquer deux, trois ou quatre buts. Surtout que des choses étranges peuvent arriver en Coupe.»

Le même espoir habitait Schällibaum en conférence de presse. «Il faut toujours espérer de faire un résultat, mais aussi avoir la confiance. Toronto a gagné aujourd'hui, mais mercredi prochain, ce sera un tout autre match, chez nous.»