La sprinteuse américaine Allyson Felix n'exclut pas de prendre part à deux épreuves cet été lors des Jeux olympiques, mais s'interroge encore sur quel type de doublé tenter.

Rebecca Bryan AGENCE FRANCE-PRESSE

Le 200 m reste «la» course de la Californienne, qui devra en passer par les sélections américaines fin juin à Eugene (Oregon) pour valider un billet pour Londres, mais elle se demande si elle va y ajouter le 400 m ou le 100 m.

«Le 200, c'est mon bébé, ma course favorite, indique Felix, triple championne du monde de la distance mais jamais médaillée d'or olympique (argent en 2004 et 2008). «Cela fait quatre ans que je pense à cette médaille d'argent», ruminait-elle dimanche à Dallas lors de la traditionnelle rencontre pré-olympique des médias avec les sportifs.

L'or du 200 m reste la priorité des priorités pour Felix et son entraîneur Bob Kersee. «Mais je suis ouverte à l'idée de courir une autre épreuve», explique la gazelle de 26 ans, basée à Los Angeles.

Elle pourrait choisir de doubler 200 et 400 m, comme l'an dernier aux Mondiaux de Daegu (Corée du sud), mais les résultats n'ont pas été à la heuteur de ses espérances et elle a perdu sa couronne mondiale du 200 m (bronze, argent sur 400 m).

Et si Felix doublait plutôt 100 et 200 m? «C'est définitivement une de mes possibilités», dit-elle. La réponse est convenue, mais la question est brûlante depuis sa récente victoire sur 100 m lors de la réunion de la Ligue de Diamant à Doha, où elle a signé un 10,92 -son record personnel- pour sa rentrée en individuel. Elle a battu au passage les Jamaïcaines Veronica Campbell-Brown, son bourreau sur 200 m aux JO d'Athènes et de Pékin, et Shelly-Ann Fraser-Pryce, championne olympique en titre de la ligne droite.

«Depuis cette course, les gens croient véritablement en moi», souligne la frêle américaine (1,68 m, 57 kg) à propos de ce 3e meilleur chrono de la saison.

«C'était une belle manière de commencer la saison, souligne-t-elle. Je vais dans la bonne direction. Je suis dans les clous du programme».

La difficulté d'un doublé va résider dans le fait que le 400 ou le 100 m précédera au programme son 200 m chéri, ce qui s'est révélé un handicap en termes de gestion des efforts l'été dernier à Daegu.

À l'entendre, l'expérience sud-coréenne l'a toutefois renforcée plutôt que refroidie dans son désir de doublé: «Maintenant, je sais que je peux courir deux épreuves».