Ça fait très longtemps qu'un club canadien n'a pas fait la bise au célèbre trophée de Lord Stanley, mais Alexandre Burrows se souvient très bien de la dernière fois.

Richard Labbé LA PRESSE

«J'étais un petit garçon, et je me rappelle de l'aventure du Canadien en séries, et surtout de la finale contre les Kings de Los Angeles, a-t-il raconté lundi matin au TD Garden. Ce sont de bons souvenirs.»

C'est maintenant au tour des Canucks d'essayer de créer leurs propres bons souvenirs. Une autre victoire, ce soir à Boston, et les joueurs de Vancouver vont s'offrir la Coupe Stanley, une première dans l'histoire de ce club actif depuis 1970.

Ce serait aussi une première coupe pour un club canadien en 18 ans, la dernière ayant été remportée par le Canadien de 1993.

Alain Vigneault sait très bien que tout cela n'est pas banal.

«Comme tout le monde, j'ai suivi ça de près en 1993, se souvient-il. Je crois que j'étais avec les Sénateurs à ce moment-là... C'est sûr que ce serait plaisant de ramener la Coupe Stanley au Canada. Ce serait aussi la première conquête du club. On y pense un peu, mais en même temps, on a un travail à faire.»

Ce travail à faire, c'est bien sûr d'achever les Bruins... mais aussi d'offrir une meilleure performance sur la glace du TD Garden.

Les Canucks, rappelons-le, ont été lessivés ici lors des matchs trois et quatre (marque combinée: Bruins 12, Canucks 1), et ils devront faire beaucoup mieux pour éviter la présentation d'un septième match à Vancouver.

Les Bruins, après avoir perdu les deux premiers matchs de la série contre le Canadien au TD Garden, se sont depuis mis à jouer beaucoup mieux devant leurs fidèles, ne perdant qu'une seule autre fois à la maison depuis, face au Lightning de Tampa Bay.

Les joueurs en noir et jaune ont donc une fiche de 9-3 à Boston depuis le début des séries.

«Après avoir perdu les deux premiers contre le Canadien, on s'est mis à mieux jouer à la maison, a dit l'entraîneur Claude Julien lundi matin. C'est dur à expliquer. Plus on avance en séries, et plus on voit bien l'importance de l'avantage de la glace. Si on accuse un retard de 2-3 dans cette finale, c'est parce qu'on n'a pas été à la hauteur sur la route. Il n'en manquait pas beaucoup, mais je crois qu'on aurait pu mieux jouer à Vancouver.»

Les Bruins vont donc tenter de survivre le temps d'un autre match, eux qui n'ont pas gagné une seule Coupe Stanley depuis 1972. Depuis cette conquête, ils ont pris part à cinq finales, la dernière en 1990.