Claude Julien se porte très bien, si on se fie aux propos de Kirk Muller lors de sa toute première conférence de presse comme entraîneur-chef par intérim, vendredi, à quelques heures du deuxième match de la série Canadien-Flyers, qui aura lieu à 15 h.

Guillaume Lefrançois Guillaume Lefrançois
La Presse

Muller dit avoir parlé à Julien à quelques reprises depuis que ce dernier a été transporté d’urgence à l’hôpital en raison de douleurs à la poitrine. Julien doit rentrer à Montréal vendredi pour se reposer.

« Je lui ai parlé hier matin, je l’ai texté quand j’ai eu la nouvelle. Je lui ai dit que sa santé est la priorité, le repos aussi. […] Dans sa voix, on sentait du soulagement, il allait bien. On a parlé de hockey. Il était tout feu tout flamme. Il a vite arrêté de parler de lui et s’est mis à parler de hockey et de l’équipe. »

On pourrait comprendre l’entraîneur-chef du CH, après une telle frousse, de s’accorder une journée de congé et de s’éviter un trop-plein d’émotions, mais selon Muller, Julien regardera le match : « Oh oui ! S’il le peut, c’est sûr. Je ne serais pas surpris de recevoir un texto ou un appel de lui à l’entracte ! »

Le ton de sa voix était bon. Il a probablement assez d’énergie. Nos conversations portaient surtout sur le hockey. S’il en est physiquement capable, il va regarder le match.

Kirk Muller

Le personnel de Montréal sera à court d’un homme derrière le banc, puisqu’ils seront trois plutôt que quatre (Muller, Dominique Ducharme et Luke Richardson). En quoi les responsabilités de chacun changeront-elles ?

« On va essayer de ne pas trop changer, afin que les joueurs ne sentent pas la différence. Luke est bon avec les défenseurs et va continuer à s’occuper du désavantage numérique. Dom et moi allons travailler ensemble. Je vais m’occuper des décisions à 5 contre 5. Je vais parler avec Dom de différents scénarios. Il va me donner des informations sur qui est bon aux mises au jeu. Rien de trop différent par rapport à quand Claude est là. »

Quelques mots de français

La question linguistique est évidemment toujours délicate quand il est question de l’entraîneur-chef du Tricolore. Marc Bergevin a d’ailleurs montré qu’il comprenait la situation, jeudi, quand il a rappelé les « circonstances exceptionnelles » de cette semaine, tout en demandant « la compréhension » à la suite de sa décision de nommer Muller, qui est unilingue anglophone, comme entraîneur par intérim.

Muller y a été de quelques mots de français dans sa déclaration d’ouverture, avant la période de questions.

On pense à Claude et sa santé. Mais on doit rester focus et jouer notre jeu. .

Kirk Muller

Relancé sur la question linguistique (en anglais), Muller a répondu ceci : « Tu viens d’entendre mon français, ce n’est pas si mal !, a-t-il lancé en riant. […] En ce moment, on se concentre seulement sur le match à 15 h aujourd’hui. Les joueurs veulent bien jouer pour Claude, le personnel aussi. »

La nomination de Muller par intérim allait en quelque sorte de soi, puisqu’il est entraîneur associé, un statut supérieur à celui d’adjoint qu’ont Ducharme et Richardson. Parmi les trois, il est également le seul à avoir déjà été entraîneur-chef dans la LNH. Ducharme n’a quant à lui aucune autre expérience chez les professionnels que ses deux saisons comme adjoint à Montréal.