(TORONTO) La serveuse vient prendre notre commande. « J’aimerais bien commander un stein, mais c’est quoi exactement ? » Notre voisin de la table d’en face lève amicalement son gros bock de bière d’un litre. « Aaaahhh, un stein ! Un stein de pilsner, s’il vous plaît. »

Guillaume Lefrançois Guillaume Lefrançois
La Presse

On est attablés à la brasserie Steam Whistle, installée sur le site d’un ancien atelier de réparation de locomotives.

Au lieu d’y construire des maisons en rangée hors de prix sans aucun commerce de proximité, on a laissé le terrain à trois entrepreneurs, qui y ont établi une prolifique brasserie indépendante.

Le site est adjacent à la tour CN et à l’aquarium Ripley, un pôle touristique de la ville. Ledit pôle est toutefois déserté, pour des raisons évidentes.

Vous vous souvenez de ce voisin de table qui nous a levé sa chope de bière ? Bien voilà, lui, sa conjointe et des enfants souhaitaient partir en Amérique du Sud cette année.

Mais pour citer Forrest Gump, ça arrive. COVID-19 oblige, la famille a donc changé ses plans et les vacances, c’est à Toronto que ça se passe. « C’est le meilleur moment pour visiter Toronto ! », nous lance la dame.

La tour CN, l’aquarium : « On était tout seuls ! » À la tour CN, les dernières entrées se font maintenant à 20 h. Avant la pandémie, on pouvait y monter jusqu’à 22 h 30.

« Je joue au hockey, il fallait que je visite le Temple de la renommée du hockey. On avait le Hall of Fame à nous tout seuls ! », ajoute l’homme.

On vous parlait des hôtels qui sont vides jeudi. Mais pour ceux qui n’ont jamais visité la Ville Reine, le moment peut être bien choisi pour cocher quelques cases sur sa bucket list.