(Toronto) Frederik Andersen sait que le temps presse.

Joshua Clipperton
La Presse canadienne

Le gardien des Maple Leafs, qui s’est isolé pour deux semaines à Toronto afin de respecter la consigne du gouvernement canadien dans sa lutte contre la COVID-19, espère toujours retrouver ses coéquipiers sur la patinoire à temps pour le début du camp d’entraînement estival à compter du 10 juillet. Andersen est toutefois conscient que le temps urge pour la LNH, afin de déterminer s’il est envisageable ou non de relancer la saison 2019-20.

« On dirait qu’il est minuit moins une, a confié Andersen en conférence téléphonique mardi. J’espère que les choses progresseront un peu d’ici la semaine prochaine. »

Et idéalement, avant ça.

La LNH et l’Association des joueurs (AJLNH) continuent de négocier divers enjeux relatifs au protocole de retour au jeu, dont les mesures de santé et de sécurité, les sites des deux villes-bulles qui doivent accueillir chacune des 12 équipes dans des amphithéâtres où se dérouleront des matchs à huis clos, et une prolongation de la convention collective — alors que la ligue continue de perdre des millions depuis l’interruption soudaine des activités le 12 mars.

« Tout ça doit avoir du sens, a expliqué Andersen. La prochaine convention collective, et de toute évidence la sécurité des joueurs est essentielle. »

Les membres de l’AJLNH devront entériner l’éventuel plan de relance qui sera présenté — une majorité simple sera suffisante pour l’adopter —, mais, à l’instar des commentaires émis par le gardien étoile du Canadien de Montréal Carey Price la semaine dernière, Andersen a indiqué qu’il devra recevoir plus d’informations afin de pouvoir faire un choix éclairé.

« La ligue et lui (le syndicat) tentent encore de trouver un terrain d’entente, donc il faudra attendre et voir, a évoqué le gardien âgé de 30 ans. Ils (les camps) doivent se mettre en branle le 10 juillet ; ça arrive à grands pas. »

Cette date pourrait être repoussée de quelques jours, mais la ligue souhaite relancer ses activités, dans son format à 24 équipes, vers la fin du mois de juillet ou au début du mois d’août. Les joueurs seront alors confinés, loin de leurs proches, dans une « bulle », dans l’espoir d’éviter qu’ils contractent le coronavirus.

Néanmoins, plusieurs questions restent sans réponse.

« Je ne suis pas certain à 100 % encore, a-t-il dit à propos des chances que la saison soit complétée en toute sécurité. La ligue veut absolument y parvenir. À partir du moment où nous serons dans les villes-bulles, je crois que tout le monde sera rassuré et que la ligue nous offrira les meilleures conditions possible. »

« Mais il faudra d’abord s’y rendre », a-t-il rapidement ajouté.

Andersen, qui a patiné avec le joueur étoile Auston Matthews en Arizona au début de la pandémie, a refusé de discuter de l’état de santé de son illustre coéquipier, qui a récemment reçu un diagnostic positif à la COVID-19. Le gardien numéro 1 des Leafs a cependant mentionné qu’il était de retour à Toronto « depuis un certain temps déjà » et qu’il avait recommencé à patiner au complexe d’entraînement de l’équipe, pendant sa quarantaine obligatoire.

« J’ai été en mesure de me rendre à la patinoire et de travailler un peu, donc je ne m’ennuie pas, a-t-il confié. Outre cela, je suis confiné chez moi. »

Si la saison est relancée, les Leafs devront compter sur un Andersen au sommet de son art contre les Blue Jackets de Columbus dans une série au meilleur des cinq matchs, en phase de qualifications en vue des séries éliminatoires de la LNH.

Mais il reste encore beaucoup de choses à éclaircir avant que les matchs puissent être présentés.

« Je veux jouer, a martelé le Danois. Je ne veux pas simplement rester assis et attendre que la saison reprenne, en laissant filer l’été. »