(Buffalo) Avec un nouvel entraîneur-chef, un ajout de talent et parce qu’il s’agit d’une nouvelle année, Jack Eichel ne craint pas que les Sabres de Buffalo s’écrasent une fois de plus, après un excellent début de saison.

John Wawrow
Associated Press

Après neuf matchs, les Sabres occupaient le premier rang de l’Association Est avec un dossier de 7-1-1, ce qui égale leur meilleur début de saison depuis 2009-2010.

Ils ont amélioré leur fiche avec un gain de 4-3 en prolongation contre les Sharks de San Jose mardi soir, grâce à un but d’Eichel, son deuxième du match.

Et pourtant, il est difficile d’oublier ce qui est arrivé l’an dernier.

Aidé par une séquence de dix victoires, Buffalo dominait la LNH avec une fiche de 17-6-2 avant de s’effondrer au point où ils ont complété la saison avec seulement 16 gains lors de leurs 57 derniers matchs.

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L'entraîneur chef des Sabres Ralph Krueger, derrière le banc des joueurs

« Je pense que nous avons grandi un petit peu, a déclaré Eichel mardi, à quelques heures de leur match contre les Sharks. Je ne pense pas que sommes sur nos gardes. Je crois que nous pouvons apprendre beaucoup de l’an dernier, mais je crois que nous voulons être une bonne équipe de hockey chaque soir plutôt que de s’inquiéter à cause de l’an dernier. »

Au-delà du fait que les joueurs qui sont de retour sont tous un an plus vieux, le capitaine des Sabres a rendu hommage au nouvel entraîneur-chef Ralph Krueger pour avoir livré un message positif et mis en place un système de jeu à une équipe qui a connu des ennuis pendant les deux saisons de Phil Housley derrière le banc.

« Je crois que c’est agréable de se présenter à la patinoire chaque jour dans l’environnement actuellement en place », a affirmé Eichel.

« Oui, le fait de gagner avec régularité règle bien des choses, il ne faut pas avoir peur de le dire, a ajouté Eichel. Toutefois, je crois l’environnement est bon cette année. Les joueurs semblent un peu plus calmes. Ce n’est pas aussi tendu. »

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Ralph Krueger, en compagnie des copropriétaires du club de Southampton, dans la Premier League anglaise.

Dans un sens, Krueger, qui est âgé de 60 ans, est l’opposé de Housley. Alors que ce dernier tenait à ce que ses joueurs respectent un système complexe axé sur la position sur la glace, Krueger veut voir sa troupe adopter un rythme plus endiablé et axé davantage sur l’attaque.

Alors que Housley, un membre du Temple de la renommée, en était à sa première expérience à titre d’entraîneur dans la LNH, Krueger s’est présenté à Buffalo avec un impressionnant bagage. Son curriculum vitae inclut des passages à la tête de l’équipe nationale de la Suisse et des Oilers d’Edmonton. Au cours des cinq dernières années, il était à la tête de l’équipe de soccer de Southampton, dans la Premier League au Royaume-Uni.

Embauché en mai, Krueger est devenu le cinquième entraîneur des Sabres depuis le congédiement de Lindy Ruff, survenu un mois après le début de la saison abrégée de 2012-2013 à cause d’un lock-out. Il est à la tête d’une formation qui n’a pas participé aux séries éliminatoires depuis huit ans, la plus longue disette du genre dans la LNH.

Le directeur général Jason Botterill est impressionné par ce qu’il a vu d’une équipe qui, jusqu’à maintenant, a su gérer l’adversité. Après avoir amorcé un périple de trois matchs en Californie avec un revers de 5-2 contre les Ducks d’Anaheim mercredi dernier, les Sabres ont répliqué avec des victoires contre les Kings de Los Angeles, le lendemain, et les Sharks, samedi.

« Je crois que Ralph est arrivé avec un message clair quant à ses attentes envers nos joueurs, estime Botterill. Et je pense que nos joueurs ont été très réceptifs à ce message. »

Les Sabres bénéficient d’une attaque diversifiée, qui inclut sept joueurs ayant marqué trois buts ou plus avant le match de mardi. Ils dominaient la LNH avec 11 buts en avantage numérique, dont six par la recrue Victor Olofsson. Et le travail des gardiens a été efficace, menés par le vétéran Carter Hutton qui a inscrit des jeux blancs à ses deux derniers départs.

Tout en sachant que la saison ne fait que commencer, Krueger est d’avis que le début de saison des Sabres vient valider le plan que lui et ses adjoints ont mis en place au cours de l’été.

« Ça aide un entraîneur quand vous obtenez une forme de confirmation. Rien ne remplace les victoires dans les sports, a déclaré Krueger. Et nous savons que les adversaires auront de plus en plus de respect pour nous. Pour continuer de connaître du succès, il nous faudra être meilleur jour après jour. »