Hayden Verbeek n’a pas encore laissé sa marque au hockey. Il était un joueur marginal avec le Rocket de Laval l’an dernier, et il s’est même retrouvé pour quelques matchs dans l’ECHL.

Jean-François Tremblay Jean-François Tremblay
La Presse

Son rôle est loin d’être défini pour l’année prochaine, et il ne passera peut-être même pas par Laval si le Rocket déborde de talent. On le décrit comme un joueur ayant un fort coup de patin, mais une vision du jeu au-dessous de la moyenne.

En revanche, il y a un domaine où Verbeek a une longueur d’avance sur à peu près tous ses coéquipiers : au gymnase.

Son régime est presque militaire. Lundi et mardi : jambes et haut du corps. Mercredi : cardio. Jeudi et vendredi : encore les jambes.

Deux heures par jour, il pousse de la fonte en gymnase. Puis, il saute sur la glace. Le résultat, évidemment, est que pour un joueur de petite stature comme lui (sa fiche indique 5 pi 10 po, mais c’est probablement un peu généreux), il est spectaculairement découpé.

« Je veux connaître une bonne saison et faire mes preuves. Je veux montrer que je peux jouer avec régularité. J’ai parlé un peu avec mon oncle Pat Verbeek [légende de la LNH et actuel directeur général adjoint des Red Wings de Detroit]. Il me dit toujours de prendre de la masse. Comme je suis plus petit, je dois travailler sur mon équilibre pour tenir mon bout contre les plus gros. C’est ce que j’ai fait cet été, j’ai pris de la masse. Je me sens rapide et fort. »

« L’ambiance est positive dans l’équipe »

Il se permet même quelques photos sur Instagram. Chacune d’entre elles est accueillie avec sarcasme par ses coéquipiers, actuels comme anciens.

IMAGE TIRÉE D’INSTAGRAM

Hayden Verbeek à Hawaii

À propos de celle-ci, prise à Hawaii, son ancien coéquipier des Greyhounds de Sault Ste. Marie Mac Hollowell lui dit qu’« on a compris ». Puis un actuel coéquipier du Rocket, l’énergique Michael Pezzetta, lui rappelle de « penser aussi au cardio ».

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Hayden Verbeek à Hawaii

Au sujet de cette autre photo, devant la vallée du fameux film Jurassic Park, l’ancien du Rocket Hunter Shinkaruk (h_s_9) lui demande « s’il s’entraîne cet été ».

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Hayden Verbeek à Hawaii

Celle-ci, enfin, toujours à Hawaii, incite Michael McCarron à l’affubler du surnom de « Vita mix », du nom du mélangeur utilisé pour préparer les shakes qui accompagnent l’entraînement en gymnase.

« Je suis toujours au gymnase, dit Verbeek en riant. J’ai travaillé vraiment fort pour passer à l’étape suivante cette saison. Certains vont au gymnase aussi souvent que moi, certains préfèrent se reposer. Mais je suis vraiment déterminé. Je sais ce que je veux accomplir.

« On fait des blagues sur mon assiduité au gymnase, mais c’est amusant. Tout le monde a beaucoup de plaisir avec ça. Ça montre que l’ambiance est positive dans l’équipe. »

Quand l’entraîneur-chef du Rocket, Joël Bouchard, a parlé de ses anciens joueurs de retour pour une autre saison, il a dit ceci : « Mes attentes étaient simples : arrivez au camp en bonne condition physique et en atteignant les standards que je vous demande. Les gars que je connais sont arrivés dans des formes extraordinaires. »

Il avait certainement en tête Verbeek.