Malgré le fait qu'il est un homme au sourire facile, Karl Alzner redoutait une visite en autobus à Binghamton lorsqu'il a été rétrogradé dans la Ligue américaine de hockey le mois dernier.

Mis à jour le 27 déc. 2018
ALEXIS BÉLANGER-CHAMPAGNE LA PRESSE CANADIENNE

Finalement, le défenseur âgé de 30 ans n'a fait qu'un voyage avec le Rocket de Laval, à Belleville et Toronto, avant d'être rappelé par le Canadien mercredi.

« Je ne pensais qu'au fait que j'allais devoir aller à Binghamton, mais je me suis finalement retrouvé dans des installations dignes de la LNH à Laval », a raconté Alzner jeudi, après un premier entraînement avec le Tricolore depuis son rappel.

« C'est certain que les conditions de vie dans la LNH sont dans une classe à part, a-t-il ajouté. Mais j'étais heureux de simplement pouvoir jouer au hockey. Par contre, je suis aussi très heureux d'être de retour. »

Alzner, qui avait été rétrogradé le 27 novembre, accompagnera le Canadien pour son voyage de trois rencontres en quatre jours face aux Panthers de la Floride, au Lightning de Tampa Bay et aux Stars de Dallas.

Vétéran de 681 matchs réguliers dans la LNH écoulant la deuxième année d'un contrat de cinq ans lui rapportant en moyenne 4,625 millions US, Alzner aurait très bien pu ronger son frein au moment de se rapporter au Rocket. Il l'a plutôt fait avec son sourire habituel.

« C'est dans mon ADN, a noté Alzner. Bien sûr que j'ai pensé à tous les scénarios et qu'il y a eu beaucoup de hauts et de bas, mais dans mon cas, les bas ne durent jamais très longtemps. J'ai regardé le côté positif. J'ai joué beaucoup de matchs et je me suis fait de nouveaux amis. »

Alzner s'est dit surpris de son rappel puisqu'il avait été limité à seulement huit parties avec le Tricolore avant d'être rétrogradé. Il a finalement reçu un appel puisque le Tricolore a dû inscrire le nom du défenseur David Schlemko sur la liste des blessés en raison d'une blessure au haut du corps. L'absence de Schlemko pourrait durer une ou deux semaines, a indiqué l'entraîneur-chef Claude Julien.

En 10 parties avec le Rocket, Alzner a récolté un but et une aide et affiché un différentiel de plus-4. Il semble d'ailleurs avoir aimé son expérience avec le club-école du Tricolore et avoir profité de cette aventure pour travailler sur certains aspects de son jeu.

« (Le Rocket) a un style extrêmement agressif et il est parfois possible d'être plus robuste puisque le jeu se développe un peu plus lentement, a indiqué Alzner. Vous pouvez foncer vers un joueur en craignant moins d'être débordé. Si vous jouez comme ça ici (dans la LNH), les gars vont parfois trouver le moyen de vous contourner. J'essayais de faire ce que l'équipe voulait et ce qui fonctionne. C'était amusant de pouvoir tenter d'écraser un rival chaque fois que j'étais sur la glace. »

« J'ai pu aussi travailler sur mes bases en utilisant mon bâton pour balayer la rondelle et en travaillant sur mon synchronisme pour les mises en échec.

"C'était agréable de jouer et c'était du hockey amusant. Ce sont de bons gars et j'ai eu beaucoup de plaisir à discuter avec les entraîneurs. Je ne sais pas si ça va m'aider à long terme, mais j'étais heureux d'avoir beaucoup de temps de jeu. »

La prochaine visite du Rocket au vieux Floyd L. Maines Veterans Memorial Arena de Binghamton aura lieu les 15 et 16 février prochains. Alzner doit donc souhaiter obtenir une chance de se faire valoir d'ici là et de prolonger son séjour avec le Canadien.