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Max Pacioretty est en ville

Pacioretty a admis que de fouler la glace... (Photo Richard Brian, Archives AP)

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Pacioretty a admis que de fouler la glace du Centre Bell dans un autre uniforme que celui du Canadien n'était pas aussi bizarre qu'il ne l'aurait cru.

Photo Richard Brian, Archives AP

(Montréal) Max Pacioretty est en ville. La trentaine de journalistes et de caméras qui l'attendaient ce matin au Centre Bell en étaient la preuve. En fait, en toute honnêteté, Pacioretty était en ville hier aussi. Les Golden Knights avaient prévu une journée complète de repos à Montréal.

Cette fois, Pacioretty a bien voulu partager avec nous son emploi du temps. Il a visité ses endroits favoris, il a donné rendez-vous à ses amis à la même place que d'habitude à Westmount, il a marché vers son ancienne maison, et il est allé chez le barbier. Il n'a toutefois pas vu d'anciens coéquipiers, mais a communiqué avec Tomas Plekanec quand il a appris que ce dernier prenait sa retraite.

Cette journée en ville l'a aussi rassuré sur la réaction des partisans ce soir, au moment où le Canadien honorera son ancien capitaine.

« Je ne suis pas nerveux. J'ai une belle relation avec cette ville et les partisans. Je l'ai vu hier dans la ville. J'ai passé ma vie ici. J'ai pu apprécier la ville hier, j'ai vu des amis. On m'a souhaité bonne chance, j'ai reçu des compliments des gens croisés dans la rue. J'ai aimé voir ça. »

Pacioretty a admis que de fouler la glace du Centre Bell dans un autre uniforme que celui du Canadien n'était pas aussi bizarre qu'il ne l'aurait cru. Il s'est même dit plutôt à l'aise de s'entraîner dans un aréna qu'il connaît comme le fond de sa poche, même s'il n'avait jamais vu l'exigu vestiaire des visiteurs.

L'émotion est plutôt venue quand il a vu au mur sa photo, parmi tous les anciens capitaines de l'histoire de l'organisation.

« Ça signifie beaucoup pour moi, je n'avais jamais vu cette photo auparavant. Ma grand-mère est de Montréal. Nous retirons beaucoup de fierté de ça et des succès que j'ai connus ici. Ça signifie beaucoup plus pour ma famille que pour moi personnellement. D'avoir ma photo avec ces gars, ce n'est pas seulement ce que j'ai accompli, c'est ce que ma famille a accompli aussi et les sacrifices qu'elle a faits. »

Nouvelle vie

Pacioretty insiste pour dire qu'il garde d'excellents souvenirs de ses 10 années à Montréal, les saisons de 30 buts, les victoires importantes. L'implication de sa famille dans la communauté aussi, notamment à l'Hôpital général de Montréal. Mais la page est tournée, on le sent rapidement. Il est à Vegas, et il y est heureux. L'une des plus grandes différences entre son ancienne vie et sa nouvelle?

« Je mets mes lunettes de soleil pour aller à l'aréna. »

Sa femme, enceinte du quatrième enfant du couple, a travaillé fort pour installer la famille dans une nouvelle ville. La fin de l'été, de toute évidence, n'a pas été de tout repos. Mais maintenant, tout est à sa place. Son troisième enfant vient d'ailleurs d'entrer à l'école et l'ancienne maison montréalaise est vendue.

« Cet été, je pensais à tout ça. C'est différent quand tu es célibataire et que tu as 20 ans. La transition est plus facile. Ceci dit, une équipe comme Vegas avait des ressources pour m'aider. Tout le monde m'a accueilli bras ouverts et m'a aidé dans ce processus. Je me sens déjà très confortable. »

Maintenant avec les Golden Knights, Pacioretty joue un rôle différent. Il est l'un parmi tant d'autres, autant sur la glace qu'à l'extérieur. 

« C'est un vétéran, il sait de quoi il parle, a dit Jonathan Marchessault. On en a dans l'équipe, mais on n'en a jamais trop. Quand il parle, tout le monde écoute. Ce n'est pas pour rien qu'il était capitaine ici. Ç'a l'a endurci. Être capitaine d'une franchise comme ça, c'est quelque chose. Tu vois qu'il a beaucoup de vécu. » 

Les Golden Knights traversent un genre de lendemain de veille, après l'euphorie de la saison dernière. Ils sont 13es sur 15 dans l'Ouest, les buts viennent moins facilement. À leur décharge, l'équipe a dû passer au travers de plusieurs blessures, récemment Erik Haula, ou Paul Stastny qui n'a joué que trois matchs cette saison. Pacioretty lui-même a raté quatre matchs.

Tout de même, Pacioretty déçoit offensivement, avec seulement 2 buts en 12 matchs et un différentiel de -3. En plus, son tir de succès sur tirs a plongé à 6,7 %, le pire depuis qu'il est un joueur régulier de la LNH. Il remplit en revanche plus d'assignations défensives.

« Je sens que mon jeu défensif est de retour, ça manquait peut-être dans les dernières années. Je n'ai pas de grosses statistiques pour l'instant, mais je crois que les occasions sont là. C'est une équipe qui gagne par comité. C'est un groupe qui n'a pas d'ego, tout le monde contribue à des moments différents et c'est comme ça qu'on veut prendre notre envol, un peu comme l'an dernier, et je veux en faire partie cette année. »

C'est dans cette optique que Pacioretty, malgré l'engouement de son retour à Montréal, veut que ce match contre le Canadien soit comme les autres. Il sert quelques banalités, le fameux « match qu'il faut gagner » ou le classique « point tournant de la saison ». Mais quand on voit la cohue autour de l'ancien capitaine, ou que Marchessault lance qu'il « veut vraiment gagner pour Pacioretty », on comprend qu'au fond, ce n'est peut-être pas vraiment un match comme les autres.




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