Tout le monde savait que P.K. Subban allait visiter l'Hôpital de Montréal pour enfants, à l'abri des regards des médias. Pour nous le rappeler, il a mis en ligne une touchante vidéo de quelques minutes vendredi soir.

Publié le 10 févr. 2018
Jean-François Tremblay LA PRESSE

Ce matin, jour du match entre les Predators et le Canadien au Centre Bell, cette vidéo était sur la plupart des fils Facebook. C'est le sens du timing de Subban, certainement sur la glace, mais aussi dans la vie de tous les jours. Le fameux « P.K. brand », comme il l'a souvent décrit.

Plus que la bonté du geste, qu'il faut bien reconnaître, c'est la présence de nombreux coéquipiers qui frappe. On y voyait le capitaine Roman Josi, mais aussi Ryan Johansen, Matt Irwin, Scott Hartnell, Nick Bonino, Anthony Bitetto...

« Ils se sont portés volontaires, a expliqué P.K. Subban, qui avait pris le temps d'être tiré à quatre épingles avant de rencontrer les médias. C'était très touchant. J'ai pu voir Josi jouer avec des enfants avec des mini-bâtons. C'était important pour les jeunes, surtout que c'est rare que l'équipe adverse fasse ça dans une ville. Je me sentais comme le jour où j'ai commencé mon association avec l'hôpital. Nous avons un bon groupe de joueurs. Tout le monde savait que j'y allais, mais mes coéquipiers ont fait la différence. Ils méritent beaucoup de crédit. »

Josi assure qu'il n'est pas rare que les joueurs appuient entre eux des initiatives caritatives, que c'est important pour eux et pour toute l'organisation. Le capitaine l'avait fait aussi à l'approche de Noël quand Subban avait transformé le salon d'une famille dans le besoin.

« Les jeunes étaient très heureux de le voir hier, a dit Josi. Ce n'est pas surprenant quand tu vois tout ce qu'il fait dans la communauté. Les gens l'aiment encore ici. Il est drôle et divertissant. Il te fait rire chaque match. »

Évidemment, le retour de Subban en ville ne se fait jamais dans l'anonymat. Subban reconnaît qu'il a signé plusieurs autographes, donné plusieurs accolades. À l'entraînement ce matin, il y avait même le « Original P.K. Crew », un groupe d'amateurs de hockey de la communauté noire de Montréal qui se retrouve chaque semaine pour regarder P.K. jouer.

Ils étaient invités par les Predators, et Subban le savait. On avait droit à un effort supplémentaire de sa part, des tirs plus puissants, de la jonglerie de rondelle, des coups de bâton dans la bande.

« C'est facile d'être son entraîneur, c'est une bonne personne, jure Peter Laviolette. Il n'y a aucun problème avec lui. On l'aime beaucoup, certainement ici à Montréal mais aussi à travers la LNH. Il y a une raison. Tu regardes ce qu'il fait à l'extérieur de la glace, c'est formidable. Et sur la glace, il est excellent. Tu parles d'une personne complète. »

Le leadership de Mike Fisher

L'autre actualité chez les Predators est l'annonce du retour de Mike Fisher. Après une retraite de plusieurs mois, l'ancien capitaine des Predators reviendra au jeu, à temps pour les séries.

Fisher s'entraîne encore à Nashville, il pourrait même rejoindre l'équipe la semaine prochaine. Mais Laviolette refuse de se compromettre en donnant un échéancier de retour au jeu.

« Mike va amener la même chose que durant toute sa carrière : un effort sur la glace et du leadership dans le vestiaire, a dit l'entraîneur. Nous en avions parlé il y a quelques mois. Je lui avais dit que s'il voulait revenir, la porte était ouverte. Il a aussi parlé au directeur général David Poile et au capitaine Roman Josi. »

Laviolette assure que son retour n'est pas lié à un besoin d'influx de leadership dans le vestiaire. Il donne tous les crédits à Josi et au groupe de leaders, jeunes comme plus expérimentés. Tout de même, comment se vivra la cohabitation du nouveau et de l'ancien capitaine ?

« Mike n'a pas besoin d'une lettre pour être un leader, a expliqué Josi. Tout le monde l'admire, avec toute l'expérience qu'il peut amener. C'est ce qu'il va faire. C'était un superbe capitaine et j'ai beaucoup appris. Ce sera un meneur, avec ou sans lettre. »