Michel Therrien n'hésitera pas à employer de nouveau une formation à sept défenseurs, et pour Mike Weaver, cela n'est pas nécessairement une bonne chose.

Mis à jour le 3 févr. 2015
Richard Labbé LA PRESSE

Le vétéran fait partie de ces sept défenseurs qui ont dû se relayer lors du match de jeudi soir au Centre Bell, contre les Bruins de Boston. Et il n'est pas très chaud à l'idée de devoir répéter l'expérience.

«C'est difficile de bien garder sa concentration dans une telle situation, a-t-il fait savoir hier à Brossard, au terme de l'entraînement du matin. C'est difficile de se garder dans le match. Avec sept défenseurs, on ne joue pas aussi souvent qu'à l'habitude, quand nous sommes six. C'est une question de rythme, selon moi.»

Michel Therrien n'a pas voulu confirmer sa formation en vue du match de ce soir au Centre Bell, face aux Flyers de Philadelphie, mais il s'est dit ouvert à l'idée de répéter l'expérience avec sept joueurs à l'arrière.

Il faut dire que l'entraîneur montréalais n'a pas beaucoup d'options sur sa table de travail en ce moment. Le dernier joueur arrivé, Drayson Bowman, fraîchement rappelé de Hamilton, est sa seule option en attaque en attendant le retour du blessé Michaël Bournival, qui n'a même pas remis les patins depuis sa blessure à la clavicule gauche, subie il y a une semaine.

Ce qui laisse croire que la formation à sept défenseurs de jeudi soir pourrait effectuer un retour, malgré les réserves de Weaver.

«Je crois qu'il y avait quelques raisons pour expliquer ça, dont l'arrivée de [Sergei] Gonchar, a ajouté le vétéran défenseur. Mais il n'y a aucune équipe dans cette ligue qui joue régulièrement avec sept défenseurs, ça ne fait partie du plan de match de personne. C'est plutôt quelque chose de préventif, au cas où il y a des blessures.»

Weaver affirme toutefois qu'il ne va pas se mettre à bouder si jamais Michel Therrien persiste et signe avec sept défenseurs au sein de sa formation. «Nous sommes tous des professionnels et nous devons nous préparer à toute éventualité», a-t-il tenu à dire.

Autre son de cloche



Tom Gilbert, lui, affirme qu'il a déjà vu ça auparavant. «Un match avec sept défenseurs, ça arrive, surtout quand une équipe est touchée par les blessures. Ça ne me dérange pas, ça fait partie du jeu.»

De son côté, l'entraîneur montréalais voit des avantages à cette stratégie.

«Ça permet à notre personnel d'entraîneurs de voir les choses d'un angle différent, a expliqué Therrien. On peut envoyer un même joueur sur deux trios différents, on peut réduire les minutes de jeu d'un défenseur. J'y vois plusieurs aspects qui sont positifs.»

L'acquisition de Gonchar cette semaine vient évidemment changer les choses du côté de la défense montréalaise. Un premier joueur a écopé (Jarred Tinordi, cédé dans la Ligue américaine à Hamilton), et un deuxième, Nathan Beaulieu, pourrait écoper lui aussi, si jamais il n'affiche pas plus de constance. C'est du moins ce qu'a laissé entendre le directeur général Marc Bergevin il y a quelques jours.

L'arrivée de Gonchar a également repoussé P.K. Subban au sein du deuxième duo de défenseurs à cinq contre quatre lors du match de jeudi soir, un léger détail qui ne dérange pas Subban. Bien au contraire.

«Je ne vais pas me faire de mauvais sang avec ça, a expliqué le jeune défenseur. Au bout du compte, la présence de Sergei Gonchar va seulement aider notre équipe. Croyez-moi, nous aurions bien aimé marquer plus souvent en avantage numérique, mais je pense qu'on a gagné en confiance. Des fois, quand on effectue des changements dans une formation, ça peut aider.»