On peut présumer que le portable de Sven Andrighetto a sonné à quelques reprises, la semaine dernière, quand Marc Bergevin a mentionné son nom lors du bilan du 1er juillet à Brossard.

Mis à jour le 8 juill. 2014
Richard Labbé LA PRESSE

Le directeur général du Canadien n'a bien sûr rien promis, mais ce petit bout du point de presse au centre d'entraînement s'est rapidement retrouvé dans les oreilles du jeune Andrighetto, qui n'en demandait pas tant.

En laissant croire que le Canadien allait peut-être se tourner vers un jeune pour combler un trou en attaque, Marc Bergevin a permis à Andrighetto d'y croire. Il lui a permis d'espérer. Et c'est avec une confiance renouvelée que le joueur de 21 ans s'est présenté sur la patinoire du CH, hier à Brossard, lors de l'ouverture du camp de perfectionnement de l'équipe.

«C'est très plaisant d'entendre le directeur général prononcer ton nom, a commencé par dire le joueur suisse. Au bout du compte, je veux devenir un membre du Canadien, mais ce n'est pas un poste qu'on vous donne facilement comme ça. Je vais faire de mon mieux pour l'obtenir.»

Le jeune homme se trouve mieux placé pour comprendre le monde de la Ligue nationale de hockey. Après deux saisons chez les Huskies de Rouyn-Noranda, il a fait le saut la saison dernière dans la Ligue américaine, chez les Bulldogs de Hamilton, et il a rapidement pu constater que la marche est assez haute.

«Ce n'est pas la même chose parce que soudainement, tu dois jouer contre des hommes... Après deux années au hockey junior, c'est toute une différence. Je me suis aperçu que je devais devenir un meilleur joueur de hockey.»

Andrighetto s'est aussi aperçu que la rondelle n'allait plus aussi facilement dans le filet. Un choc pour ce joueur qui avait connu des saisons de plus de 30 buts au hockey junior et qui avait passé une bonne partie de sa vie de hockeyeur à ne penser qu'en termes offensifs.

La saison dernière à Hamilton, il a dû se contenter de 17 buts en 64 rencontres.

«C'est très difficile de se rendre compte que soudainement, on doit apprendre à jouer en défense. Pendant 15 ans, tout ce que je voulais, c'était de marquer! Mais je comprends très bien; pour atteindre la Ligue nationale de hockey, il faut devenir un bon joueur en zone défensive aussi, et pas seulement être un bon joueur en attaque. Ce fut un choc, mais ça fait plusieurs joueurs de la LNH qui me parlent de l'importance d'être aussi bon en attaque qu'en défense... J'en suis conscient.»

En attendant de connaître la suite, Andrighetto tentera de profiter de cette semaine à Brossard pour impressionner les dirigeants du CH. S'il y parvient, peut-être qu'on le reverra un peu plus souvent au cours des prochains mois.

Surtout si, comme le DG l'a laissé entendre la semaine dernière, il y a de la place pour un jeune attaquant au sein de la formation montréalaise.

«C'est ma deuxième fois ici et je me sens beaucoup plus à l'aise que la fois précédente, a ajouté le jeune joueur. Je sens que je suis en bien meilleure position que je ne l'étais il y a un an.»