Les blessures coûtent 218 millions $ à la LNH

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Les blessures au cou et à la tête, comme les commotions, ont mené à une absence moyenne de 11 rencontres ratées, le plus grand nombre pour tous types de blessures.

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Sheryl Ubelacker
La Presse Canadienne

Le jeu violent peut plaire à certains partisans, mais une étude révèle que le coût relié aux blessures est supérieur à 200 millions $ US par an dans la Ligue nationale de hockey, un coût qui serait assumé par les spectateurs.

Dasn une étude publiée lundi dans la publication Injury Prevention du British Medical Journal, des chercheurs de l'hôpital St. Michael's de Toronto ont estimé que les proprios de la LNH ont déboursé au moins 653 millions $ au cours des trois dernières saisons à des joueurs qui ont raté des matchs en raison de blessures.

L'étude a démontré que plus de 63% des 1307 joueurs de la LNH qui ont chaussé les patins lors des saisons 2009-10, 2010-11 et 2011-12 ont raté au moins une rencontre en raison d'une blessure liée au hockey.

Au cours d'une seule saison, 51% des joueurs ont raté au moins une partie pour cette raison, représentant un coût de 218 millions $ en salaires versés.

«Il y a beaucoup de résistance de la part de la LNH et des autres circuits, qui refusent de changer les règles. Ils croient que si on retire la violence du hockey, les revenus diminueront», a expliqué le neurochirurgien Michael Cusimano, principal chercheur de cette étude.

42,8
millions $US
Coûts reliés aux commotions

«Alors nous voulions comprendre, dans l'état actuel des choses, quel est le coût relié à ces blessures. Et nous savons, en raison d'autres études, que plusieurs de ces blessures, comme les commotions cérébrales, sont dues à des gestes violents.»

La LNH a refusé de commenter cette étude auprès de La Presse Canadienne.

En utilisant des données publiques sur le nombre de matchs joués, les salaires des joueurs et les blessures, l'équipe du Dr Cusimano a analysé les types de blessures les plus souvent subies, les nombre de parties ratées et les coûts en salaires versés.

Au cours d'une période cible de 30 semaines, les blessures aux pieds et aux jambes ont été les plus communes. Ces blessures «au bas du corps» comptent pour environ 30% des coûts totaux en salaires versés à des joueurs blessés, soit environ 68 millions $.

Les blessures au cou et à la tête, comme les commotions, sont arrivées au deuxième rang et ont mené à une absence moyenne de 11 rencontres ratées, le plus grand nombre pour tous types de blessures. Elles sont également les plus coûteuses en termes de salaires versés, soit environ 353 000 $ par joueur blessé.

Uniquement pour les commotions, les coûts reliés sont de 42,8 millions $ par an.

Au cours des trois saisons étudiées, les joueurs ont subi 323 commotions (ou commotions soupçonnées), pour un total de 128,5 millions $ en salaires. Plus de 10% de ces blessures au cerveau ont mené à des absences supérieures à 30 parties.

«Cette étude démontre que des blessures que l'on peut prévenir - comme les commotions, qui sont clairement liés à des gestes violents dans 88% des cas - ont un impact économique important, en plus d'un coût de santé important pour les joueurs affectés», a ajouté le Dr Cusimano.

Un partie des sommes versées aux joueurs blessés est couverte par les assurances des clubs. Le Dr Cusimano stipule que les compagnies d'assurance couvrent 80% du salaire d'un joueur une fois qu'il a raté 30 matchs. Sur les trois saisons étudiées, l'étude a estimé que les compagnies d'assurance ont versé 21,6 millions $ pour les commotions seulement.

«Qu'est-ce que cela signifie pour les partisans?, a demandé Cusimano. C'est comme n'importe quelle autre entreprise. Si le prix de l'essence grimpe, vous payez davantage à la pompe. Si les équipes doivent récupérer ces sommes, qui va payer davantage? Les partisans.»

Cusimano suggère ainsi que les coûts liés aux blessures - et leur effet sur le budget des équipes - peut se réfléter dans l'augmentation du prix des billets et des objets aux couleurs des clubs de la LNH.

«Il s'agit d'une autre preuve qu'il est temps que les choses changent», a-t-il dit, répétant sa demande de changements aux règles afin que les gestes violents soient davantage punis afin de prévenir des blessures comme les commotions.

«Les employeurs sont généralement responsables de la sécurité de leurs employés. Les propriétaires de la LNH doivent faire du meilleur boulot en ce sens. Si ce n'est pour leurs joueurs, ce sera au moins pour leurs portefeuilles.»




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