Le Canadien est maintenant l'équipe de Carey Price, et Scott Gomez n'a aucun problème avec ça.

Mis à jour le 16 sept. 2010
Richard Labbé LA PRESSE

Le vétéran joueur de centre a profité de la présence des médias au tournoi de golf du Canadien, ce matin, pour donner publiquement son appui à Price, qui sera assurément l'homme le plus observé cette saison au Centre Bell. Selon Gomez, Price est prêt à assumer son rôle de gardien numéro un.

«Des fois, on oublie son âge, a-t-il commencé par dire. Je pense que Carey est prêt. Tous les gars de cette équipe sont derrière lui. Tous. On sait très bien que cette position, gardien de but pour le Canadien de Montréal, on sait qu'il s'agit de la position la plus difficile de toute la Ligue nationale.»

Du même souffle, Gomez en a profité pour lancer un message aux partisans de l'équipe.

«Nous avons d'excellents partisans. Je ne vais pas leur dire quoi faire ou comment se comporter, mais allez, il faut appuyer Carey Price. Il faut l'appuyer dès maintenant.»

Scott Gomez jure que les joueurs montréalais n'ont pas été sous le choc en apprenant l'échange du héros Jaroslav Halak aux Blues de St.Louis, au mois de juin. Le même gardien qui avait pourtant permis au Canadien d'atteindre la finale d'Association en mai.

«Ce camp d'entraînement va être mon 11e ou 12e depuis que je suis dans cette ligue... Honnêtement, il n'y a plus rien qui me surprend. Les échanges, ce sont les affaires, point. Et cet échange est une décision d'affaires.

«Ce que Jaroslav a fait pour nous la saison dernière, c'est incroyable, mais en même temps, nous avons 100% confiance en Carey. On ne se dit pas, bon, comment ont-ils pu échanger notre joueur le plus utile? On ne pense pas comme ça. C'est une décision d'affaires. Jaro va nous manquer, mais Carey est notre homme.»

Carey Price, lui, s'est présenté au tournoi de golf en affichant la mine un brin désinvolte qu'on lui connaît. Si le gardien du CH est un peu inquiet ou tendu, il le cache très bien. Le départ d'un gardien populaire en Halak, la perspective de devoir jouer plus de 60 matchs cette saison, tout cela ne semble pas trop l'énerver.

«Il n'y a pas plus de pression cette fois-ci, a-t-il répondu en haussant les épaules. Je sais exactement à quoi m'attendre. Je me sens comme je me sentais il y a un an, je suis le même gars. Je sais ce qu'il faut faire dans cette ligue, je sais qu'il n'y a jamais rien d'acquis. Pour moi, cette saison est juste une autre saison, et c'est la même chose à chaque fois. Je veux gagner une Coupe Stanley, comme tous les autres joueurs dans cette ligue.»

Price admet qu'il a vécu des moments difficiles au cours des deux dernières saisons. «Mais à chaque fois, je me suis mis à penser à ce que je ferais si je ne faisais pas ce métier. Et à chaque fois, je me dis que je ne voudrais rien faire d'autre. Être joueur de hockey, comme travail, c'est plaisant. C'est amusant. C'est d'ailleurs quand je m'amuse que je suis à mon mieux.»

Avant de quitter, Carey Price a tenu à nous dire qu'il était prêt. Prêt à disputer 60 matchs cette saison, donc? «Je suis prêt à disputer 82 matchs cette saison s'il le faut», a-t-il répété.

C'est ce qu'on appelle être prêt, en effet.

Photo: Ivanoh Demers, La Presse

Carey Price s'est présenté au tournoi de golf du Canadien en affichant la mine un brin désinvolte qu'on lui connaît.