Lars Eller sait ce qui l'attend à Montréal, mais le jeune Danois ne redoute pas la pression de porter les couleurs du Canadien.

LA PRESSE CANADIENNE

«J'ai entendu parler de la popularité et des exploits de (Jaroslav) Halak à Montréal. Je sais que la pression sera forte sur moi et que je devrai m'y faire», a commenté Eller, vendredi, en entrevue à la radio de CKAC, à Montréal.

Eller et l'ailier Ian Schultz sont passés au Tricolore, jeudi, dans l'échange fort impopulaire chez les partisans qui a envoyé Jaroslav Halak aux Blues de St.Louis.

«Ç'a été tout un choc, a d'abord avoué Eller en évoquant l'annonce que lui a faite le directeur général des Blues, Doug Armstrong. Je ne m'y attendais pas du tout, a-t-il ensuite ajouté, mais après avoir pris une grande respiration, une fois revenu sur terre, j'étais vraiment heureux de la transaction et de me retrouver avec le Canadien.»

Eller, âgé de 21 ans, devrait se pointer en ville à l'occasion du camp des espoirs en juillet.

Le directeur général Pierre Gauthier lui a dit la même chose qu'il a dite aux journalistes, soit qu'il aura la chance de mériter un poste au camp de l'équipe, en septembre.

«C'est vraiment à moi de démontrer que je peux réussir. Ce sera mon objectif en me présentant au camp.»

Il s'est décrit comme un fabricant de jeux, un patineur rapide qui fonce vers le filet.

«J'essaie de marquer quelques buts moi-même», a-t-il lancé à la blague.