Jaroslav Halak sera devant le filet du Canadien, mardi soir, alors que Roberto Luongo et les Canucks de Vancouver sont en visite au Centre Bell.

Ce sera la première fois de la saison que Halak entreprendra un match après avoir perdu le précédent. Une statistique dont Jacques Martin prétendait n'avoir aucune connaissance.

«Il y a plusieurs raisons (qui expliquent le choix de Halak) mais je vais les garder pour moi», a-t-il simplement dit.

Même si la question des gardiens n'est certainement pas à l'origine des ennuis du Tricolore, il reste que l'entraîneur doit parfois gérer avec le mécontentement que crée un système d'alternance.

«Je me souviens de conversations pas très plaisantes que j'ai eues avec Jaroslav et c'est la même chose avec Carey, a raconté l'entraîneur.

Les conversations entre Price et lui, en tout cas, ne porteront pas sur les rumeurs d'échange qui commencent à pulluler.

«S'il suit ma recommandation, il n'écoutera pas ce genre de commentaires, a dit Martin avec un sourire. Moi, je ne les écoute pas.

«Cela fait de la bonne pub pour certains médias, c'est excellent, mais Carey doit se concentrer sur le travail qu'il a à faire.»

D'Agostini jouera ce soir

Matt d'Agostini est suffisamment rétabli de sa grippe pour affronter les Canucks. Le jeune attaquant se dit conscient que c'est pour le protéger du ballottage que le Tricolore l'a envoyé en séjour de remise en forme à Hamilton. Il ne s'opposait pas à l'idée.

«Je ne les blâme pas parce que je n'ai pas prouvé quoi que ce soit», a admis D'Agostini, qui n'a inscrit aucun point à ses 19 derniers matchs.

Préfère-t-il jouer sept minutes dans la LNH ou bien 20 minutes dans la Ligue américaine?

«Je suis encore un jeune en apprentissage et c'est bon de jouer beaucoup.

Mais ce que je veux, c'est de pouvoir prouver que je peux jouer plusieurs minutes dans la Ligue nationale.»

Les défenseurs Jaroslav Spacek et Paul Mara, eux, rateront le rendez-vous.

Le premier a patiné avec ses coéquipiers mais sera davantage en mesure de commenter son statut mercredi.

Quant au second, il a encore patiné en solo avant que ses coéquipiers ne sautent sur la glace.

Dans le cas d'Andrei Kostitsyn, finalement, Jacques Martin ne partage pas l'optimisme de Sergei, qui estimait à 50% les chances de voir son frère revenir au jeu à temps pour disputer un match avant les Jeux olympiques.

«Cela fait quatre semaines depuis son opération, a rappelé l'entraîneur. Il y a une progression, mais de là à dire qu'il pourrait jouer avant les Jeux, j'en doute.»