Les Falcons comptent sur «Matty Ice». Puis il y a Tom Brady.

Publié le 10 déc. 2010
ASSOCIATED PRESS

«Avez-vous vu 'Top Gun'? a demandé le secondeur des Bears de Chicago Lance Briggs. Vous vous souvenez de 'Ice Man'? Il ne fait pas d'erreur. Il est patient. Il vous attend. Aussitôt que vous commettez la moindre petite erreur, bang! il vous tient.»

Il y a deux semaines, les Bears ont mis fin à la séquence de passes tentées sans interception de Michael Vick, des Eagles de Philaldelphie, à 238 dans un gain de 31-26. Ce dimanche, ils affronteront les Patriots de la Nouvelle-Angleterre et Brady, qui vient de tenter 228 passes sans subir une seule interception. Les Bears croient toutefois que de briser cette séquence pourrait s'avérer beaucoup plus difficile.

Les Patriots commettent rarement de revirements: avec seulement neuf depuis le début de la campagne, ils occupent le sommet dans la NFL. Briggs donne le crédit à la discipline de Brady pour cette statistique impressionnante. Le quart des Pats n'a pas été intercepté depuis la prolongation du match du 17 octobre dernier, contre les Ravens de Baltimore.

«Pour combattre Tom Brady et les Patriots, nous devons faire attention à tous les détails. Nous devons jouer rapidement et de façon physique, a expliqué Briggs. Nous savons qu'il prendra ce que notre défensive lui donnera, ce qu'il verra, alors nous devons être prêts quand le ballon sera en jeu afin de punir les porteurs les ballons et de saisir les opportunités quand il sera lancé.»

Les Bears sont à égalité au quatrième rang du circuit Goodell avec 26 revirements provoqués, bien qu'ils aient été incapables de forcer les Lions de Detroit à en commettre un la semaine dernière.

«Nous y pensons toujours et espérons que nous serons capables d'en provoquer, a indiqué le secondeur Brian Urlacher, jeudi. Peut-être que nous ne réussirons pas, mais les ballons touchés, les passes lancées trop haut, nous devons les rattraper. Si le ballon se retrouve au sol, nous devons être les premiers à le récupérer.»

Pour ralentir l'offensive des Patriots, qui a inscrit une moyenne de 40 points au cours des quatre derniers matchs, le coordonnateur à la défensive des Bears, Rod Marinelli, a identifié deux points: la discipline en défensive contre la passe et une pression soutenue du front défensif.

«C'est primordial, notre système repose en grande partie là-dessus, a-t-il dit. C'est l'essentiel de la défensive de zone: avoir la chance de viser le ballon et plaquer en équipe.»

Bien que Brady ait assurément moins de mobilité que Vick et possiblement moins que les quatre derneirs quarts que les Bears ont affrontés, il peut représenter une menace au sol si le front défensif le rattrape.

Les Bears s'en rappellent d'ailleurs très bien. En 2006, Urlacher semblait pouvoir aisément rejoindre Brady et mettre fin à une poussée pouvant possiblement mener à un touché. Mais Brady a réussi à s'en défaire et les Patriots ont fini par inscrire le majeur pour l'emporter 17-13.

«Je suis pas mal certain que Brian a glissé sur cette séquence et je suis persuadé qu'il ne glissera pas cette semaine», a argué Briggs.

Brady n'est pas seulement précis: il vient de connaître deux matchs de quatre passes de touchés. Les Bears n'ont pas affronté un passeur de ce calibre depuis qu'ils ont amorcé leur séquence de cinq victoires, qui les a menés au sommet de la section Nord de l'AFC.

Ils ont notamment battu Tyler Thigpen des Dolphins et Drew Stanton des Lions, deux quarts no 3, ainsi que Ryan Fitzpatrick des Bills et Brett Favre, qui éprouve toutes sortes d'ennuis avec les Vikings.

«Les revirements ont été cruciaux tôt cette saison, spécialement lors de situations critiques à la fin des matchs contre (les Cowboys de) Dalles et (les Packers de) Green Bay, a ajouté Briggs. Alors dans un match comme celui-là, d'être capable de libérer le ballon, de saisir les opportunités nous aidera à l'emporter.»

La défense des Bears pourrait toutefois se retrouver à court d'un joueur important: le secondeur Pisa Tinoisamoa a raté le dernier match en raison de douleurs au genou droit et a subi une arthroscopie. Il a raté l'entraînement de jeudi, tout comme le plaqueur Marcus Harrison, malade.