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La renaissance de Pennington

Chad Pennington... (Photo: AP)

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Chad Pennington

Photo: AP

Vous vous souvenez du 7 septembre 2008? Moi si. Je m'en souviens très bien, et pour une excellente raison: parce que ce jour-là, j'étais sous les palmiers de Miami. Et aussi, accessoirement, parce que j'étais là pour assister à un match de foot.

Je me souviens de cette date parce qu'il devait s'agir d'un moment historique, comme le jour de l'assassinat de JFK ou le jour où l'homme a marché sur la Lune. En ce 7 septembre 2008 à Miami, Brett Favre faisait ses premiers pas à titre de quart des Jets de New York. Un grand moment? Non, un très grand moment.

 

Dans les gradins du Dolphin Stadium, il y avait des chandails numéro 4 partout, et dans les médias, il y avait la face de Brett partout. Quand le vieux Brett a lancé sa première passe de touché dans le vert des Jets, c'est presque l'Amérique au complet qui s'est levée pour hurler de joie.

Pendant ce temps, Chad Pennington devait se contenter d'un rôle de figurant. C'était la journée de Brett, et personne ne voulait entendre parler du nouveau quart des Dolphins que l'on croyait fini.

C'est drôle comme ça change vite dans cette ligue. Aujourd'hui, c'est le Broadway Brett qui a l'air fini. Pennington? On va probablement lui remettre le trophée du retour de l'année dans la NFL. Rien que ça.

Demain au Giants Stadium, Pennington aura l'occasion de réussir tout un exploit: assurer une place en séries à son club. Tout ce qu'il a à faire, c'est de battre les Jets, l'équipe qui l'a largué en août pour faire toute la place à Favre. Ce n'est pas compliqué: une victoire face aux Jets, et les Dolphins vont se retrouver en séries. Pour une équipe qui a conclu la saison 2007 avec une fiche de 1-15, ce serait tout un exploit, en effet.

Pendant ce temps, les rumeurs d'une retraite définitive pour Favre vont en grandissant. Le principal intéressé a même révélé cette semaine la présence d'un mal mystérieux à son épaule droite.

Après 15 matchs de saison régulière, Favre arrive au 18e rang des quarts de la NFL, avec une cote d'efficacité de 84,0, incluant 19 interceptions, un sommet. Pennington, lui, arrive au deuxième rang des quarts du circuit (96,4).

Il n'a commis que sept interceptions...

À sa dernière saison comme quart partant des Jets il y a un an, Chad Pennington a récolté une seule victoire contre sept défaites. Aux prises avec une importante blessure à l'épaule droite, Pennington ne pouvait lancer très loin, et les fans, comme la direction de l'équipe, ont vite conclu qu'il n'était plus capable de jouer dans cette ligue.

Bill Parcells n'était pas du même avis. Devenu vice-président exécutif des Dolphins, l'ancien coach a choisi de prendre un risque avec Pennington à l'été, alors que le Tout New-York était en amour avec Brett Favre. Parcells savait ce qu'il faisait; c'est lui qui avait repêché Pennington chez les Jets en 2000.

Alors que plusieurs voyaient en Pennington un quart en fin de parcours, Parcells voyait plutôt un quart mal utilisé. Avec les Dolphins, le joueur de 32 ans ne prend aucun risque et lance le ballon avec précision. On ne lui demande pas d'être Superman à chaque jeu; on lui demande seulement de lancer l'objet au receveur qui est libre.

C'est simple, et on pourrait même dire que c'est un peu plate, mais Pennington et les Dolphins gagnent. C'est d'ailleurs là qu'on reconnaît bien la signature Parcells; ce n'est jamais la manière, mais toujours le résultat qui compte. Au fait, qui aurait pensé que la formation Wildcat, un truc digne du football collégial, pourrait marcher autant chez les pros?

Nous voici donc au dernier dimanche du calendrier régulier, et les Dolphins, Chad Pennington en tête, sont encore là, alors que les Jets piquent du nez. Les deux équipes ont des fiches similaires, mais ce sont les Dolphins qui ont le vent en poupe, eux qui ont remporté huit de leurs neuf derniers matchs. Les Jets ont subi trois défaites à leurs quatre dernières sorties.

Tout ça me ramène à ce fameux 7 septembre. Je revois encore le vieux Brett sauter comme un gamin et compléter des bombes en reculant, je revois encore ces fans en vert qui hurlaient son nom. Ce jour-là, personne n'aurait pu prévoir qu'au dernier match de la saison, Chad Pennington allait avoir l'occasion d'enterrer les Jets de Broadway Brett. Mais c'est pour ça qu'on aime la NFL. Parce que dans cette ligue, tout, absolument tout, est possible.

Sauf à Detroit, bien entendu.

 




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