En raison de sa constance, on oublie parfois jusqu'à quel point Anthony Calvillo est bon. Avon Cobourne a été l'étoile du match d'hier, mais il ne faudrait pas passer sous le silence la brillante performance de celui qui lance le ballon.

Miguel Bujold LA PRESSE

Calvillo a complété 30 de ses 36 passes pour 394 verges, deux touchés, et aucune interception. Il a ajouté deux courses pour 23 verges et n'a été victime d'aucun sac. Un chausson avec ça?

«Réussir une telle performance à son âge, c'est quelque chose qu'on devrait tous apprécier. On a amélioré notre protection, et lorsqu'Anthony obtient le temps nécessaire, il est exceptionnel. Et n'oublions pas que nos receveurs ont échappé quelques passes», a fait remarquer Marc Trestman.

«Notre priorité était de bien protéger «AC», et je pense que c'est ce qu'on a fait. La ligne a très bien joué, mais c'est un travail d'équipe. Un joueur comme O.J. Santiago, par exemple, nous a beaucoup aidés au niveau de la protection», a ajouté l'entraîneur-chef.

Trestman a également eu des commentaires élogieux à l'endroit de Cobourne, qui a peut-être connu son meilleur match depuis deux ans. Plusieurs observateurs estimaient que le porteur de ballon n'avait pas été assez utilisé lors des quatre premiers matchs de la saison.

«J'ai toujours eu confiance en Avon. L'allure du match a dicté comment on allait l'utiliser. Chaque semaine amène un nouveau match, et il faut s'ajuster à ce que l'adversaire nous montre en défense. On prépare des jeux pour tout le monde. Plusieurs jeux devaient commencer avec un joueur, mais se sont terminés avec quelqu'un d'autre», a souligné Trestman.

«Je ne sais pas combien de fois Avon a touché au ballon (28 en tout), mais on ne prépare pas un plan de match en établissant combien de fois on veut qu'il l'obtienne. On utilise nos jeux, on essaie de ne pas les gaspiller, et on remet le ballon au joueur qui nous offre les meilleures chances de gagner un premier essai», a poursuivi Trestman.

Enfin l'attaque!

Critiquée à tort ou à raison par les médias au cours de la dernière semaine, l'attaque a remis les pendules à l'heure, hier. Ça nous apprendra.

«Les médias ont un travail à faire, et l'histoire de la semaine, c'était notre attaque. On connaissait certains problèmes, et c'est le travail des journalistes de trouver des sujets, je le comprends très bien», a dit Trestman.

Et l'histoire de la semaine prochaine, ce sera le deuxième et dernier affrontement de la saison entre les Oiseaux et les Roughriders de la Saskatchewan, les deux puissances du circuit canadien.

Il ne fallait cependant pas s'attendre à ce que le pilote des Alouettes nous vende la rencontre de vendredi prochain. Il a plutôt ressorti son fameux discours sur «l'imaginaire», qui ne manque jamais de faire sourire l'auteur de ces lignes - pas par manque de respect, loin de là, mais parce que c'est toujours un peu bizarre d'entendre le brillant entraîneur nous expliquer que la fiche de son équipe ou que le match suivant est de la fiction. «Ce match n'existe pas pour nous. Pour l'instant, c'est un conte de fées. On veut se concentrer de s'améliorer, et c'est ce qu'on va continuer de faire à compter de dimanche. Ce sont tous des matchs importants, pas un plus que l'autre.»