Six Coupes Grey en neuf ans, une seule victoire. Le temps passe, mais la défaite ne devient pas plus facile pour les vétérans des Alouettes.

Jean-François Bégin LA PRESSE

Le centre Bryan Chiu, qui a fait ses débuts chez les Alouettes en 1997 peinait à réprimer ses sanglots après la défaite des Alouettes. «C'était censé être une fin digne d'un roman», a-t-il dit, les yeux humides, dans le vestiaire des perdants.

«Pour un athlète, gagner la Coupe Grey dans ta ville, c'est le pinacle. Tu ne peux pas battre ça. Mais ce n'était pas dans les cartes. Il faut oublier cette défaite et espérer que les jeunes vont apprendre et revenir encore plus affamés. Moi, j'ai encore faim. Je ne suis pas prêt à finir ma carrière comme ça.»

Devant son casier, Anthony Calvillo était calme, mais semblait un peu sous le choc. «On joue pour gagner. Et notre fiche en finale de la Coupe Grey n'est pas bonne. Nous avons eu plusieurs belles occasions avec de grandes équipes, mais pour une raison ou une autre, nous n'avons pas réussi à gagner. Ce n'est jamais agréable de perdre un mach de championnat. La saison morte va être longue», a dit le quart-arrière, qui attendra à décembre ou janvier pour décider de son avenir.

Le vieux complice de Calvillo, Ben Cahoon, n'a pas voulu non plus s'avancer sur un éventuel retour. «Ce n'est pas le temps de discuter de ça», a-t-il dit. «Les défaites (en finale) sont toutes difficiles à avaler. Celle-ci aussi. Nos fans étaient extraordinaires. C'était agréable sur le terrain... pendant un moment. C'est une occasion ratée.»