(Los Angeles) Des Buccaneers du faux retraité Tom Brady, aux Bills, en passant par les Chiefs, les candidats ne manqueront pas pour détrôner les Rams de Los Angeles, vainqueurs du dernier Super Bowl, après une intersaison très animée en NFL, entre transferts exorbitants et scandales extrasportifs.

Après l’élimination de Tampa Bay en séries éliminatoires, le légendaire Tom Brady avait annoncé sa retraite début février… avant de revenir sur sa décision six semaines plus tard, estimant avoir « un travail à finir » au sein des Bucs, franchise avec laquelle il a remporté son 7e Super Bowl en 2021. Les six précédents ont été glanés avec les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, son club durant deux décennies.

Selon son ancien entraîneur Bruce Arians, qui a passé la main à Todd Bowles, l’inoxydable quart-arrière « lance le ballon mieux que jamais », à 45 ans, dont la moitié passée sur les terrains de la NFL, dans le sport roi aux États-Unis. Une sortie visant à rassurer les fans, après que Brady, considéré comme le meilleur joueur de l’histoire du football américain, a quitté le stage de préparation de l’équipe pendant onze jours, pour « des raisons personnelles ».

La superstar a depuis rejoint ses coéquipiers et assuré être « prêt » pour le premier match, dimanche chez les Cowboys de Dallas. « J’ai beaucoup de choses à prouver cette année. Je suis là pour montrer que je suis encore capable de mener une équipe à un titre. »

L’année des Bills ?

Jeudi, les Rams, champions en titre, ouvriront la saison chez eux à LA contre Buffalo, un des plus sérieux prétendants à leur succession, qui se jouera à Phoenix le 12 février, pour la 57e édition du Super Bowl.

Los Angeles, qui ambitionne de devenir la première équipe à conserver le Super Bowl en 18 ans, pourra compter sur son quart-arrière Matthew Stafford, débarrassé de sa blessure à un coude, qui l’a souvent enquiquiné la saison passée, sans toutefois l’empêcher de bien figurer en finale.

Les Bills (quatre finales perdues) se verraient bien lancer leur campagne par une victoire, qui aurait valeur de message envoyé à la concurrence. Ces deux dernières saisons, ils ont chuté en finale de Conférence américaine et au 2e tour des séries éliminatoires, à chaque fois face aux Chiefs de Kansas City de Patrick Mahomes. Ce qui ne fait que renforcer leur détermination, selon Josh Allen.

« Les gars ont faim, a assuré le talentueux quart-arrière. La dernière défaite (42-36, après “mort subite”, règle offrant la victoire à la première équipe qui marque un touché en prolongation), nous a laissé un goût amer. »

S’ils ont recruté le redoutable défenseur Von Miller, deux fois champion, les Bills ont renoncé à faire signer un contrat à la recrue Matt Araiza. Botteur prometteur, ce dernier fait l’objet, avec deux anciens coéquipiers de l’Université de San Diego, d’une plainte au civil de la part d’une fille de 17 ans, les accusant de l’avoir violée.

Pluie de dollars

Cette affaire s’est ajoutée à un scandale bien plus retentissant pour la NFL, qui a suspendu le quart-arrière Deshaun Watson pour les 11 premiers matchs de la saison, après des accusations d’agressions sexuelles de la part d’une vingtaine de femmes, masseuses de profession.

La vedette, qui évoluait alors avec les Texans de Houston, n’a finalement pas fait l’objet de poursuites pénales et a même conclu un contrat de cinq ans et 230 millions de dollars avec les Browns de Cleveland. Il pourra normalement débuter sous ses nouvelles couleurs le 4 décembre à… Houston.

À l’image de ce transfert, une pluie de billets verts s’est abattue sur la NFL lors d’un marché très animé, où l’on retiendra que le quart-arrière Russell Wilson s’est engagé chez les Broncos de Denver pour 245 millions sur sept saisons, soit 49 millions par an. À peine moins que le double MVP en titre, le vétéran Aaron Rodgers, qui en percevra 50 chez les Packers de Green Bay, en vertu de sa prolongation pour quatre ans et 200 millions.

Enfin, pas une controverse près, la NFL, toujours plus populaire et qui va de nouveau s’exporter avec des matchs délocalisés à Munich, Mexico et Londres, entame la saison en étant confrontée à une action en justice lancée par trois entraîneurs noirs, dont l’ancien coach des Dolphins de Miami Brian Flores, sur des accusations de discriminations raciales à l’embauche.