(Toronto) Brian Ramsay et Solomon Elimimian, deux membres dirigeants de l’Association des joueurs de la Ligue canadienne de football (AJLCF), ont insisté vendredi sur le fait que les joueurs ne se rapporteront pas aux camps d’entraînement la semaine prochaine sans qu’une entente négociée juste et équitable soit en place.

Publié le 6 mai
Dan Ralph La Presse Canadienne

Ramsay et Elimimian, respectivement directeur exécutif et président de l’AJLCF, ont discuté avec des journalistes vendredi, au lendemain de la rupture des négociations avec la ligue.

Les deux clans ne doivent pas se rencontrer de nouveau avant mercredi, ce qui leur donnera trois jours avant l’expiration de l’entente actuelle.

L’ouverture des camps d’entraînement est prévue pour dimanche, et le premier match préparatoire doit avoir lieu le 23 mai, entre les Blue Bombers de Winnipeg et les Roughriders de la Saskatchewan.

« Nous avons clairement indiqué que nous ne nous présenterons pas au camp d’entraînement sans une nouvelle convention collective équitable en place avant l’expiration de la convention actuelle », a déclaré Elimimian. « Nous sommes prêts à obtenir un accord équitable […] à l’heure actuelle, nous sommes peu convaincus que la LCF nous aidera à obtenir un accord équitable. »

D’ajouter Ramsay : « Notre objectif est d’essayer de trouver un accord, mais nous avons également été très clairs dès le départ : nous n’allons pas entamer le camp d’entraînement sans cet accord équitable. Nous avons conseillé à nos membres de parler à leurs clubs, de repousser ces vols aussi longtemps que possible dans l’espoir de trouver un accord à temps. »

Ramsay a également mentionné que la LCF a informé le syndicat que les joueurs qui arriveront au camp d’entraînement avant une grève seraient responsables de couvrir leurs frais de voyage de retour si un arrêt de travail se produisait.

Les négociations entre la Ligue canadienne de football et l’Association des joueurs ont été interrompues jeudi, après que le syndicat eut refusé la proposition d’une convention collective qui s’échelonnerait sur 10 ans et qui exigerait un gel du plafond salarial ainsi que l’abolition du ratio de joueurs canadiens.

Dans un avis acheminé à ses membres, l’AJLCF a précisé que bien que les deux parties « ont pu se rejoindre sur un certain nombre de sujets », plusieurs problèmes clés demeurent.

La LCF a publié deux déclarations via les médias sociaux vendredi, et la seconde portait sur la question de partenariat avec les joueurs.

« Nous sommes profondément engagés dans un partenariat à long terme, mutuellement bénéfique, avec nos joueurs », a déclaré la ligue.

« C’était vrai lorsque ce processus de négociation a commencé et ce sera vrai lorsque nous parviendrons à une convention collective et au-delà. »

Quelques heures plus tôt, la LCF avait émis la déclaration suivante sur Twitter : « Les joueurs canadiens sont la force vive du jeu de la CFL, tout comme les vétérans américains qui font carrière ici. Cela ne changera pas. »