Danny Maciocia et les Alouettes ont investi beaucoup d’argent afin d’améliorer leur front défensif l’hiver dernier. Après un début de saison prometteur, le groupe a été moins productif dernièrement, ce qui a mené au départ de Todd Howard, qui était l’entraîneur de la ligne défensive depuis 2019.

Miguel Bujold
Miguel Bujold La Presse

L’équipe a annoncé, dimanche, que Howard serait remplacé par Greg Quick, qui faisait déjà partie du club en tant qu’adjoint en défense et sur les unités spéciales. Mardi, l’organisation a cette fois annoncé que le Québécois Byron Archambault hériterait du poste de Quick. Archambault conservera également son poste de directeur du personnel des joueurs au sein des opérations football.

C’est après avoir discuté avec plusieurs personnes dans l’organisation que Khari Jones a jugé que le moment était propice pour procéder à un changement dans le personnel d’entraîneurs.

« Je sentais que c’était la décision à prendre pour l’équipe et que c’est ce que je devais faire. Ça n’a pas été facile, car je travaillais avec Todd depuis longtemps et je n’ai que de bonnes choses à dire à son égard. Mais ce n’était plus la bonne personne pour le poste (right fit). »

Vaincus dans quatre de leurs cinq derniers matchs, les Alouettes ont-ils fait de Howard leur bouc émissaire ?

« Pas du tout », a répondu Jones.

Comme son entraîneur-chef, l’ailier défensif David Ménard estime que l’organisation a pris la bonne décision en remerciant Howard, qui s’était joint aux Alouettes en 2018.

« Lorsqu’une équipe n’a pas une fiche gagnante, l’organisation cherchera à faire des changements. On avait des lacunes dans notre front défensif au niveau des assignations et des corridors (gaps) à défendre. Je pense que l’une des bonnes choses à faire, c’était d’effectuer un changement et c’est ce que l’organisation a fait », a commenté Ménard.

« On va effectuer les concepts qui sont appelés par les entraîneurs. Si les concepts sont un peu poreux, on ne peut pas se dupliquer pour réussir des jeux. On fait notre possible et l’organisation a décidé de faire un changement justement pour pallier ses petits manquements. Je pense que c’est positif. »

Ménard a aimé ce qu’il a vu de son nouvel entraîneur, mardi. C’était le premier entraînement de Quick comme entraîneur de la ligne défensive.

« En gros, ce qu’il veut, c’est simplifier le système de jeu afin de nous permettre de jouer avec plus d’intensité. Il ne cherche pas à réinventer la roue, il veut juste qu’on joue avec plus de vitesse. »

« Je pense que mon approche cadrera bien avec ce groupe de joueurs. J’ai été très impressionné par la maturité et le professionnalisme de nos joueurs de ligne et de nos secondeurs aujourd’hui [mardi] », a dit Quick.

« J’espère que je pourrai apporter de la passion et un sentiment d’urgence, qui nous permettront de soutirer le maximum de chaque moment, que ce soit dans la salle de réunion ou le jour des matchs. »

Il faut avoir ce sentiment d’urgence et j’espère que c’est ce qui nous permettra de progresser.

Greg Quick

Jones croit également que Quick pourra travailler de concert avec Barron Miles, qui n’avait jamais été un coordonnateur défensif jusqu’à cette saison.

« Greg est dans cette ligue depuis huit ans et il a plus de 30 années d’expérience dans le monde du coaching. C’est un entraîneur solide, qui apporte beaucoup d’énergie. Il a déjà été un coordonnateur défensif dans cette ligue et il sera une bonne ressource pour Barron. »

Archambault comblé

Embauché par Maciocia pour faire partie des opérations football des Alouettes, Archambault rayonnait lorsqu’il s’est entretenu avec les journalistes, mardi. L’ancien secondeur était le candidat idéal pour remplacer Quick en tant qu’adjoint en défense et sur les unités spéciales.

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Byron Archambault

« Le plus que je pourrai faire, le mieux ce sera ! », a lancé Archambault, qui a été l’entraîneur des unités spéciales et des secondeurs chez les Carabins de l’Université de Montréal de 2017 à 2019.

Je pense que je peux apporter de l’énergie et un nouveau souffle. Une personne différente qui apportera des idées d’une manière différente.

Byron Archambault

« L’entraîneur des unités spéciales a une très grosse charge de travail alors si je peux alléger sa tâche et m’assurer qu’on communique mieux avec tous les joueurs de l’équipe, on s’en portera mieux. »

Archambault a noté qu’il y avait une bonne dynamique entre lui, Quick, Miles et le coordonnateur des unités spéciales, Mickey Donovan, qui est également l’entraîneur des secondeurs.

« Dans n’importe quelle défense, il va y avoir des failles. L’important c’est de bien communiquer et c’est sur cet aspect qu’on met l'accent en ce moment », a précisé l’ancien des Tiger-Cats de Hamilton.

« J’ai eu la chance d’être un entraîneur à l’Université de Montréal et j’ai adoré ça. C’est la même chose pour le dépistage et mon rôle dans les opérations football des Alouettes, alors de pouvoir faire les deux, c’est un rêve. Et je vais en donner le plus que je peux. S’il faut que je me contente de dormir trois ou quatre heures par nuit, c’est ce que je vais faire. »

Des excuses d’Adams fils

Avant de répondre aux questions des journalistes, mardi, Vernon Adams fils a présenté ses excuses. Le quart-arrière a répondu sèchement à des questions des scribes à plusieurs reprises au cours des dernières semaines et a clairement manqué de respect au journaliste Didier Orméjuste, de RDS, dans une entrevue après la défaite des Alouettes vendredi soir à Toronto.

« Je veux m’excuser aux partisans, à Didier et à tous les journalistes pour la façon dont j’ai réagi après le match. Je retire beaucoup de fierté de mon travail et ça devient frustrant de perdre. Je vais travailler sur cet aspect et je vais continuer de m’améliorer en tant que joueur et leader. Je n’ai pas à me défouler sur vous, vous ne faites que votre travail. »

Par ailleurs, Adams fils s’est entraîné, mardi, et la blessure aux côtes qu’il a subie face aux Argonauts ne l’empêchera pas d’affronter les Tiger-Cats, samedi, à Hamilton.