C’est lundi à Indianapolis que s’amorce le camp d’évaluation annuel de la NFL, le fameux « combine ». Un total de 337 espoirs a été invité à participer à l’événement.

Miguel Bujold Miguel Bujold
La Presse

Il y a de la nouveauté cette année. Plutôt que de se dérouler en après-midi, la plupart des séances d’entraînement auront lieu en soirée. Une stratégie qui vise à augmenter les cotes d’écoute du NFL Network, qui télédiffusera toutes les séances.

La NFL souhaite ainsi faire de son camp d’évaluation un rendez-vous annuel pour les amateurs de football, au même titre que l’est devenu son repêchage, qui s’échelonne sur trois jours depuis maintenant plusieurs années.

L’action sur le terrain ne débutera toutefois que jeudi (16 h à 23 h) et se poursuivra jusqu’à dimanche (14 h à 19 h). Les séances d’entraînement du vendredi et du samedi seront aux mêmes heures que celles du jeudi. Au cours des premiers jours du « combine », les 32 équipes rencontreront des espoirs afin d’apprendre à mieux les connaître.

L’évènement en Indiana est également en quelque sorte le début non officiel du marché des joueurs autonomes. Les directeurs généraux et entraîneurs-chefs des équipes seront sur place, de même que la plupart des agents de joueurs.

De façon officielle, les joueurs autonomes et les équipes intéressées à leurs services pourront commencer à discuter et à négocier à partir du 16 mars à midi, puis des contrats pourront être signés et annoncés à partir du 18 mars à 16 h.

Parmi les joueurs qui pourraient obtenir leur autonomie dans un peu plus de trois semaines, Tom Brady arrive bien sûr en tête de liste. Il sera donc intéressant de voir si des rumeurs quant à l’avenir du quart-arrière des Patriots de la Nouvelle-Angleterre émaneront du « combine ».

Quant à lui, Antonio Brown est déjà un joueur autonome. Et aux dernières nouvelles, l’énigmatique receveur devait se rendre à Indianapolis afin de pouvoir discuter en personne avec certaines équipes.

Brown souhaite relancer sa carrière l’été prochain. Mais tant et aussi longtemps que la NFL n’aura pas annoncé si elle suspendra Brown ou non pour les allégations de viol qui pèsent sur lui, ou encore pour l’un de ses nombreux écarts de conduite, il est peu probable qu’une organisation risquera de lui offrir un contrat.

Comme Eli Manning ?

Au niveau des espoirs qui seront présents à Indianapolis, ce sont les quarts-arrières qui retiendront l’attention, comme c’est généralement le cas. Considéré comme le meilleur espoir disponible, Joe Burrow se fera assurément poser des questions au sujet de sa potentielle future équipe, les Bengals de Cincinnati.

Les Bengals possèdent la première sélection du repêchage, qui débutera le 23 avril, et ont grandement besoin d’un quart-arrière. Or, selon certaines rumeurs qui circulent, Burrow pourrait opter pour la même stratégie qu’avait utilisée Eli Manning en 2004.

Manning ne voulait pas jouer pour les Chargers de San Diego, qui détenaient le premier choix, et avait forcé leur main. Les Chargers avaient finalement échangé Manning aux Giants de New York en retour notamment de Philip Rivers, que les Giants avaient sélectionné au quatrième rang du repêchage.

« J’ai du contrôle sur la situation. Ils [les Bengals] ont leur processus et j’ai le mien. On n’a même pas encore fait le camp d’évaluation. Plusieurs choses peuvent se produire avant le repêchage et il y a beaucoup d’information qui peut être amassée », a commenté Burrow au Fort Worth Star-Telegram récemment.

Disons que ce n’est pas tout à fait une citation qui donnera confiance aux Bengals… La saison dernière, Burrow a gagné le trophée Heisman, remis au meilleur joueur de la NCAA, de même que le championnat national avec les Tigers de LSU.