Le Québécois Louis-Philippe Ladouceur n’est pas une grande vedette même s’il fait partie des Cowboys de Dallas depuis 2005, et ça ne le dérange pas.

Dan Ralph
La Presse Canadienne

Le vétéran spécialiste des longues remises sera sous les feux de la rampe dimanche lors d’un match entre les Cowboys et les 49ers de San Francisco. Il disputera alors son 251e match en carrière dans la NFL, lui permettant de dépasser le vétéran botteur Eddie Murray à titre de joueur canadien ayant pris part au plus de matchs en carrière dans la NFL.

« Ça me convient [de jouer dans l’anonymat], ça fait partie de mon mandat et j’en suis conscient, a dit Ladouceur pendant un entretien téléphonique avec La Presse Canadienne. C’est un exploit, mais ça fait partie d’un portrait beaucoup plus large comme gagner un match, atteindre les éliminatoires et remporter le Super Bowl.

« Il y a tant de choses plus importantes [que ça], selon moi. Évidemment, c’est un exploit personnel qui démontre que les Canadiens peuvent aussi bien faire dans la NFL que quiconque », a-t-il ajouté.

Ladouceur, qui est âgé de 39 ans, est un modèle de constance depuis qu’il s’est joint aux Cowboys à titre de joueur autonome pendant la saison 2005. Il n’a pas raté un seul match, ni saboté une seule longue remise (pour des bottés de dégagement, de transformation ou des placements) au cours de sa carrière.

« J’ai travaillé avec de très bons joueurs qui tenaient le ballon et de très bons botteurs, ne vous méprenez pas, a dit Ladouceur modestement. J’ai raté quelques remises, mais ils ont fait du bon boulot pour capter le ballon et me faire bien paraître.

Comme tout dans la vie, ça prend de la pratique, de la volonté et de l’éthique de travail, donc tout ce qu’on apprend aux enfants en grandissant. C’est comme ça que j’ai appris mon métier, que j’ai profité des occasions qui se sont présentées à moi, celles qui m’ont poussé à m’améliorer constamment, et qui pourraient — je l’espère — aider l’équipe à gagner.

Louis-Philippe Ladouceur

Les Cowboys (4-9) connaîtront seulement leur troisième saison perdante depuis l’arrivée de Ladouceur. Le Montréalais de six pieds, cinq pouces et 256 livres a une explication bien simple pour sa longévité dans la NFL.

« Il faut éviter les blessures, a-t-il dit. C’est un gage de succès dans le sport professionnel. Es-tu disponible chaque jour, chaque entraînement, chaque match ?

« Dès que tu te retrouves sur la touche, ta carrière est menacée parce que les équipes devront trouver quelqu’un pour te remplacer si tu joues 10 matchs au lieu des 16 prévus chaque saison. Éviter les blessures, c’est la clé du succès dans la NFL », a-t-il conclu.