Il n’y a encore rien d’officiel, mais avec ce que Patrick Boivin et Khari Jones ont dit vendredi, il serait très étonnant qu’une entente ne soit pas conclue entre l’organisation et l’entraîneur-chef très prochainement.

Miguel Bujold Miguel Bujold
La Presse

Lors du bilan de fin de saison de la direction de l’équipe, qui se tenait vendredi matin au Stade olympique, Boivin a dit à plusieurs reprises que ce n’était plus qu’une question de temps avant qu’un nouveau contrat ne soit signé.

« Bien simplement, mes attentes et les attentes de Khari sont qu’il sera notre entraîneur-chef la saison prochaine. Il nous reste encore quelques petits détails à fignoler alors ce n’est pas possible de confirmer aujourd’hui. On aurait bien aimé le faire et c’était notre intention, mais ça va prendre encore un petit peu de temps. On avance comme si c’était accompli », a affirmé Boivin.   

« Je suis très confiant que je serai avec l’équipe (en 2020). Il faudra tout finaliser avant que ce soit officiel. On a eu de bonnes discussions avec mon agent et je suis excité », a pour sa part commenté Jones, qui doit normalement s’envoler vers Vancouver, où il habite durant la saison morte, samedi.  

« Je suis très excité de ce qu’on est en train de construire ici. C’est pour cette raison que je veux parler le plus possible avec Patrick et qu’on travaille fort afin d’en arriver à une entente », a dit Jones.

« J’aime cette équipe et cette ville. Il y a beaucoup d’éléments sur lesquels on pourra construire et connaître une longue période de succès », a estimé Jones.   

Avec l’aide de Wally Buono

Même si le dossier de la vente de l’équipe n’est toujours pas réglé, Boivin est libre de conclure une nouvelle entente avec Jones. « On a un devoir et une responsabilité de s’assurer que cette équipe soit prête pour la saison prochaine », a-t-il dit.  

« On garde les gens (acheteurs potentiels) informés, mais on a des décisions à prendre et celle-ci en sera une lorsqu’elle sera confirmée. On doit aller de l’avant. »

Boivin a également confirmé que le processus en vue d’embaucher un nouveau directeur général était amorcé depuis quelques semaines. Wally Buono a été embauché à titre de conseiller par les Alouettes dans ce dossier.  

Suite au congédiement de Kavis Reed, survenu en juillet dernier, ce sont Jones, l’adjoint au directeur général, Joe Mack, et le coordonnateur du personnel des joueurs, Éric Deslauriers, qui se partageaient le travail de directeur général. Boivin a dit que le prochain directeur général devrait « bien comprendre le progrès qui a été accompli cette année ».   

« Peu importe qui sera cette personne, je veux être capable de travailler efficacement avec elle », a de son côté dit Jones. « Je pense qu’on a accompli plusieurs bonnes choses cette année. Avec l’aide de Joe Mack, d’Éric Deslauriers et des autres personnes qui étaient impliquées, on avait une très bonne relation de travail, et j’aimerais qu’il en soit encore ainsi. »

« On considère qu’on n’est plus dans une situation de reconstruction. Les pièces de la fondation ont été mises et déposées. Il faut maintenant amener cette équipe à un deuxième et à un troisième niveau », a dit Boivin.

Projections surpassées

Selon le président, c’est toutefois le statu quo quant à la vente de l’équipe.  

« J’ai encore bon espoir que la vente sera finalisée avant la fin de l’année. C’est ce que je dis depuis plusieurs mois et c’est également l’intention de la ligue », a expliqué Boivin. Sans surprise, les Alouettes ont connu une meilleure saison qu’ils ne l’anticipaient sur le plan économique.

« On aura eu une meilleure année que ce qu’on avait projeté. Et forcément, ça va créer un bon "momentum" pour l’année prochaine. Pour la première fois en sept ans, on devrait être capables d’avoir une certaine croissance pour nos billets de saison », a précisé Boivin.