Les aléas du calendrier 2019 de la Ligue canadienne de football font en sorte qu’en semaine no 12, les Alouettes profitent déjà de leur troisième et dernière semaine de congé exactement à mi-chemin de leur saison. La troupe de Khari Jones, plus que jamais au coeur de la course aux matchs éliminatoires dans l’Est, devra donc user d’astuces afin de garder tout son monde en santé.

Frédéric Daigle
La Presse canadienne

«Quand j’ai vu le calendrier pour la première fois, j’ai trouvé cela très étrange que nous profitions de trois semaines de congé dans la première moitié de saison avant de disputer neuf matchs consécutifs, a raconté l’entraîneur-chef au cours d’un entretien téléphonique avec La Presse canadienne, mercredi. C’est en contradiction avec l’objectif de ces semaines de congé, soit de reposer les joueurs. Souhaitons que nous passions au travers cette deuxième moitié de saison sans pépin.»

Jones et son équipe d’entraîneurs exploreront toutes les avenues possibles afin d’assurer que l’équipe compte sur une formation en santé d’ici la fin de la campagne.

«Le plus grand défi pour nous sera d’y aller semaine par semaine, de voir comment les joueurs se sentent. Ce sera à nous de nous ajuster. Parfois, peut-être que nous allons avoir des entraînements plus courts, voire même avoir une simulation marchée (walkthrough) de plus, ou carrément retirer un entraînement de l’horaire.

«Au retour de cette pause, je devrai aussi m’adresser aux joueurs de l’équipe d’entraînement afin de m’assurer qu’ils soient prêts en tout temps. Nous n’avons pas eu besoin de ces gars en première moitié, mais je crois qu’en deuxième moitié, je devrai faire appel à tout le monde. Ce sera nécessaire pour que nous soyons en pleine forme si nous nous qualifions pour les matchs éliminatoires.»

Certaines équipes, comme les Lions de la Colombie-Britannique, ont obtenu leur premier congé en semaine no 8. À ce moment, les Alouettes avaient déjà obtenu deux semaines de pause, en semaines nos 2 et 7.

«Je ne crois toutefois pas que ce soit injuste, souligne Jones. Quelqu’un doit être inactif en semaine no 1, c’est la même chose en semaine no 21. Tant que nous n’aurons pas 10 équipes, dont cinq dans l’Est, ce sera difficile d’avoir un calendrier équilibré. C’est arrivé comme ça pour nous cette saison, c’est tout.

«Ç’a été un peu un avantage pour nous en première moitié. La première semaine de congé tombait à point: je venais juste de prendre les rênes de l’équipe une semaine plus tôt et d’obtenir cette pause en semaine no 2 m’a permis de m’installer et de mettre des choses en place qui ont été bénéfiques pour nous par la suite. Je pense que physiquement, les gars ont profité de ce calendrier. Maintenant, nous jouerons jusqu’à la fin et je pense que les joueurs ont hâte. Quand vous jouez bien, vous voulez conserver votre rythme et jouer toutes les semaines.»

Du côté de la LCF, on a fait valoir que plusieurs facteurs sont pris en compte pour établir le calendrier et les semaines de congé, dont les disponibilités des stades et les demandes de la télévision. La ligue met aussi à l’horaire plus de rencontres interdivision en deuxième moitié de saison. Comme l’Ouest compte cinq équipes et l’Est quatre, cela crée un déséquilibre dont les Alouettes sont les «victimes» cette saison.