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Arland Bruce a eu une bonne discussion avec Duron Carter

Le jeune receveur Duron Carter tente de faire... (Photo David Boily, La Presse)

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Le jeune receveur Duron Carter tente de faire sa niche chez les Alouettes.

Photo David Boily, La Presse

(Sherbrooke) À une certaine époque, Arland Bruce III était considéré comme aussi immature que talentueux. Il est donc bien placé pour offrir des conseils à Duron Carter.

Carter est le fils de Cris Carter, ancien receveur des Vikings du Minnesota, qui sera admis au Temple de la renommée de la NFL dans deux mois. Évoluant à la même position que son père, Duron Carter a surtout fait parler de lui parce qu'il a gaspillé de belles occasions avec deux des équipes les plus prestigieuses de la NCAA, les Seminoles d'Ohio State et le Crimson Tide de l'Université de l'Alabama.

Parce qu'il a été incapable de satisfaire aux exigences sur le plan scolaire, Carter a joué pour quatre universités différentes de 2009 à 2012. Il a capté 13 passes dans l'uniforme des Seminoles et aucune dans celui du Crimson Tide. Après des essais infructueux avec les Vikings et les Dolphins de Miami, le receveur tente actuellement de faire sa niche chez les Alouettes.

«J'ai pris Duron à part et je lui ai parlé comme si j'étais l'un de ses oncles. Je n'entrerai pas dans les détails de la conversation, mais je lui ai dit qu'il n'était âgé que de 22 ans et qu'il laisserait des millions sur la table s'il ne changeait pas certaines choses», a raconté Bruce.

«Continuer de grandir»

Le talent de Carter ne fait aucun doute. Il est assez agile et rapide pour retourner des bottés malgré sa taille de 6'5, et il échappe rarement des passes. S'il ne commence pas la saison régulière à Montréal, ce sera parce qu'il n'aura pas convaincu les entraîneurs du club qu'il peut assimiler le livre de jeux.

«J'ai eu de la difficulté au départ, notamment en raison de la largeur du terrain, mais j'estime que les choses s'améliorent. Je joue avec ma vitesse habituelle lors des entraînements, alors je crois que ça démontre que je suis de plus en plus à l'aise avec le livre de jeux», a analysé Carter, qui ne s'est pas défilé lorsqu'on l'a questionné au sujet de ses décevantes saisons dans la NCAA.

«Je n'ai pas pris mes responsabilités. J'ai manqué de maturité et j'ai pris de mauvaises décisions. Mais je crois que ça m'a permis de mûrir. Je suis prêt à tourner la page et je veux continuer de grandir», a-t-il plaidé.

Et selon Bruce, c'est exactement ce que Carter doit faire. Oublier le passé.

«Il doit d'abord apprendre à être bien dans sa peau. Il doit ensuite faire ce qui est nécessaire afin de démontrer aux décideurs de la NFL qu'il est capable de se plier aux exigences des entraîneurs et qu'il veut apprendre. J'ai eu la même réputation que lui à un certain moment de ma carrière, alors je sais de quoi je parle.»

Trop de receveurs

Il y a présentement 16 receveurs au camp des Alouettes. On sait déjà que S.J. Green, Jamel Richardson, Brandon London et Éric Deslauriers seront de la formation, mais bien malin celui qui pourrait prédire l'identité des autres receveurs du club. Même s'il compte 12 années d'expérience et plus de 700 attrapés à son actif, Bruce ne tient rien pour acquis.

«Je me suis blessé au début du camp parce que je voulais trop en faire. Je voulais m'assurer d'obtenir ma place dans cette équipe», a-t-il mentionné. Bruce a repris l'entraînement lundi.

«J'ai souvent dit que Richardson, Green et même London étaient des receveurs du calibre de la NFL. Ils ont déjà de la confiance et de l'assurance, mais je pense que je peux apporter de l'enthousiasme et du mordant au groupe», a estimé Bruce.

Wallace Wright est un autre candidat intéressant. Âgé de 29 ans, il a passé plus de cinq saisons dans la NFL (Jets et Panthers) et s'est démarqué à quelques reprises depuis le début du camp.

«Certains receveurs sont avec l'équipe depuis quelques années déjà et je le comprends. Cela dit, je ne crois pas que ce soit la bonne attitude de viser un poste de réserviste. Je suis venu ici pour jouer, et dans mon esprit, je bataille afin d'obtenir un poste de partant», a dit Wright.

Les attentes de Carter sont un peu plus modestes, ce qui est normal, compte tenu de son inexpérience et de ses insuccès dans la NCAA.

«Plusieurs de nos receveurs font partie des meilleurs de la ligue, alors j'accepterais volontiers la chance de pouvoir apprendre d'eux. Je n'ai que 22 ans et j'espère être ici pour plusieurs années.»




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