Pendant que l'ouverture d'Empire Field incite les joueurs des Lions de la Colombie-Britannique à verser dans la nostalgie, les membres des Alouettes espéraient juste revenir au bon vieux temps où l'équipe montréalaise s'imposait régulièrement à Vancouver.

Robin Brownlee LA PRESSE CANADIENNE

Les Oiseaux n'ont pas battu les Lions dans leur cour depuis 2000. C'est une série de neuf revers que les Alouettes tenteront de stopper lorsqu'ils affronteront la formation de Wally Buono, vendredi, sur le site de l'ancien stade de l'Empire.

Toutes les défaites montréalaises pendant cette séquence perdante sont survenues sur le terrain inhospitalier de B.C. Place, qui fait présentement l'objet de rénovations. Dans l'intérim, Empire Field sert de domicile aux Lions.

Un nouveau stade mènera-t-il à un nouveau vainqueur?

«J'ai épuisé la liste de raisons pour expliquer pourquoi nous continuons de perdre là-bas et je n'en ai pas encore de nouvelle», a lancé le quart Anthony Calvillo, qui n'a célébré que deux victoires en saison régulière en Colombie-Britannique depuis qu'il s'est joint aux Alouettes en 1998.

«C'est quelque chose de très frustrant, mais nous sommes ici avec une nouvelle équipe. Espérons que nous serons capables de quitter avec une victoire, mais je n'ai pas de réponse pour l'instant.»

Alors que son équipe championne de la Coupe Grey présente une fiche de 1-1 après être venue de l'arrière pour battre les Eskimos d'Edmonton 33-23 au stade du Commonwealth, dimanche, l'entraîneur-chef Marc Trestman n'accorde guère d'importance, voire pas du tout, à la série sans victoire des siens à Vancouver.

C'est une léthargie qui comprend un revers de 19-12 la saison dernière et de 36-34 en 2008, alors que Trestman venait de s'amener à la barre de la formation montréalaise.

«Je sais que nous avons disputé deux matchs formidables à cet endroit ces deux dernières années», a souligné Trestman, qui a préféré garder ses joueurs à Edmonton pour se préparer en vue du match de vendredi, plutôt que de les ramener à Montréal. «Je ne considère rien de cela comme étant significatif.

«Quand tu commences à penser à ce qui est arrivé hier, ça ne t'amène pas là où tu veux aller, à moins d'en tirer des leçons. Je crois que les gars sont très bien concentrés.»

Les Roughriders de la Saskatchewan ont gâché le match d'ouverture des Lions dans leur nouveau stade, le week-end dernier, en les battant 37-18.

«Je suis certain que des gars l'ont en tête, a dit Calvillo de la séquence perdante. Dans mon cas, mon approche c'est, 'OK, voici une autre occasion de signer une victoire'.

«Les nouveaux joueurs dans cette équipe, ils n'en ont aucune idée jusqu'à ce qu'on leur pose des questions sur le passé. Moi, ça ne me traverse pas l'esprit. Je n'y pense que lorsqu'on m'en parle.»

Si les Alouettes veulent mettre un frein à leurs déboires à Vancouver, ils ne pourront jouer de façon aussi relâchée qu'ils l'ont fait jusqu'à maintenant cette saison, qu'ils se retrouvent face à Casey Printers ou son réserviste Travis Lulay. Printers a quitté le match contre les Riders à cause d'une contusion à la cuisse, cédant sa place à Lulay.

Les Oiseaux n'ont disputé qu'un bon quart en deux rencontres jusqu'ici, et encore a-t-il fallu que Jerald Brown et Étienne Boulay réussissent des interceptions pour renverser la vapeur face aux Eskimos. Aux yeux de Trestman, le plus important pour ses joueurs sera de chercher à poursuivre au même rythme, au lieu de tenter de percer le mystère des défaites subies par le passé à Vancouver.

«Nous devons jouer comme nous l'avons fait pendant le quatrième quart du match de dimanche dernier, a dit Trestman. C'est ce que nous devons viser. Nous tentons de bâtir une équipe de football, de l'amener à continuer de s'améliorer et de grandir.

«Nous n'avons pas très bien joué pendant sept quarts. Nous n'avons pas été à notre meilleur pendant ces sept quarts. Dimanche au quatrième quart, nous avons joué davantage comme l'équipe que nous aimerions être. Nous cherchons à bâtir là-dessus.»