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Dopage - La douche froide d'Armstrong en France

Lance Armstrong se remet d'une fracture de la... (Photo AFP/Stringer)

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Lance Armstrong se remet d'une fracture de la clavicule qui remettait déjà en question sa participation à la Grande Boucle.

Photo AFP/Stringer

Stéphanie PERTUISET
Agence France-Presse
Paris

Lance Armstrong a accusé vendredi l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) de vouloir tellement l'empêcher de courir le Tour de France qu'elle n'hésiterait pas à le suspendre pour une histoire de douche lors d'un contrôle inopiné sur la Côte d'Azur en mars.

«Il y a de fortes chances pour qu'ils m'empêchent de courir le Tour», a dit le Texan dans une vidéo diffusée vendredi sur le site de sa fondation, faisant valoir que son retour au cyclisme a été mal accueilli par «beaucoup de monde en France».

Le coureur américain, qui se remet actuellement d'une fracture d'une clavicule, est la cible d'un rapport, entre les mains de l'AFLD, qui pourrait lui valoir une sanction en France pour infraction aux règles antidopage.

Le conditionnel est de rigueur car si Armstrong n'était pas le septuple vainqueur du Tour de France, souvent soupçonné de dopage par les Français mais jamais contrôlé positif, l'histoire serait sans doute passée inaperçue.

Informée de sa présence sur la Côte d'Azur, l'AFLD envoie le 17 mars un médecin-préleveur lui faire passer un contrôle inopiné sous la forme d'un prélèvement de sang, d'urine et de cheveux.

Le Texan, qui à 37 ans compte participer à la Grande Boucle en juillet, en fait mention sur la messagerie Twitter, raconte qu'il s'agit de son 24e contrôle antidopage depuis son retour au cyclisme l'automne passé.

Comme il en parle publiquement, l'AFLD est à son tour libre de commenter. Son président Pierre Bordry révèle que le comportement du coureur était tel que le préleveur en a fait un rapport, transmis le 30 mars à l'UCI, la fédération internationale de cyclisme.

Faux bond

«Selon ce rapport, M. Lance Armstrong, pourtant prévenu de manière réitérée par le préleveur, n'aurait pas respecté l'obligation de demeurer sous l'observation directe et permanente de la personne chargée du contrôle à compter de sa notification», précise simplement l'AFLD.

L'Américain se défend d'avoir tenté de se soustraire à ce contrôle. «Je revenais simplement d'une journée d'entraînement, je n'étais pas sûr de qui était ce Français à ma porte, et dès que l'UCI m'a confirmé qu'il était bien autorisé à réaliser un contrôle, je l'ai laissé prendre tous les échantillons qu'il réclamait», explique Armstrong, qui était en compagnie ce 17 mars de Johan Bruyneel, le responsable de l'équipe Astana.

«Nous lui avons demandé si je pouvais rentrer à l'intérieur prendre une douche, le temps de passer ces coups de fil de vérification, et il a dit que ça allait», ajoute-t-il.

L'AFLD, à qui revient la responsabilité de juger le dossier puisqu'il s'agit d'un contrôle hors compétition qu'elle a diligenté, doit maintenant décider s'il y a matière à ouvrir une procédure disciplinaire.

Si oui, Armstrong sera convoqué pour s'expliquer devant l'AFLD. Et si la tentative de faire faux bond au préleveur est reconnue, l'Américain risque une sanction.

Furieux, l'Américain voit dans l'incident le signe de la frustration des instances françaises, selon lui «déçues que tous les contrôles soient négatifs».

Interrogé vendredi par la BBC, le patron de l'UCI, Pat McQuaid, a estimé que «les Français n'(agissaient) pas de manière très professionnelle dans cette affaire».




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